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	<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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	<description>Centrale-Energies est un Groupe Professionnel inter-associations des anciens &#233;l&#232;ves des &#233;coles Centrale (les Alumni), cr&#233;&#233; en 2006 &#224; l'initiative de la Conf&#233;d&#233;ration des Associations Centraliennes et de CentraleSup&#233;lec (CACCS ). Centrale Energies r&#233;unit les Alumni des Ecoles Centrales et, au-del&#224;, toutes les personnes int&#233;ress&#233;es par les &#233;volutions du secteur de l'Energie.
L'objet de Centrale Energies est d'&#233;clairer le d&#233;bat public et d'informer, de mani&#232;re objective, neutre, et apolitique sur les enjeux scientifiques, technologiques, &#233;conomiques, soci&#233;taux et environnementaux dans le domaine de l'&#233;nergie, dans le contexte de la lutte contre le d&#233;r&#232;glement climatique et, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, de r&#233;duction de l'impact des activit&#233;s humaines sur l'environnement.</description>
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		<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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		<title>Le syst&#232;me des brevets et les tendances qui se dessinent dans le domaine des &#233;nergies alternatives</title>
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		<dc:date>2017-02-01T22:40:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Pourrier (ECM 2014)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le syst&#232;me des brevets d'invention est un syst&#232;me complexe permettant &#224; un inventeur ou une entreprise d'obtenir un monopole l&#233;gal sur son invention en &#233;change d'une divulgation claire et compl&#232;te de cette invention. Outre la source importante d'informations techniques que conf&#232;re ce syst&#232;me, de nombreuses autres informations peuvent &#234;tre extraites des bases de donn&#233;es brevet et compil&#233;es afin d'en tirer des tendances, notamment strat&#233;giques et &#233;conomiques. Ainsi, apr&#232;s une pr&#233;sentation des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://centrale-energie.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le syst&#232;me des brevets d'invention est un syst&#232;me complexe permettant &#224; un inventeur ou une entreprise d'obtenir un monopole l&#233;gal sur son invention en &#233;change d'une divulgation claire et compl&#232;te de cette invention. Outre la source importante d'informations techniques que conf&#232;re ce syst&#232;me, de nombreuses autres informations peuvent &#234;tre extraites des bases de donn&#233;es brevet et compil&#233;es afin d'en tirer des tendances, notamment strat&#233;giques et &#233;conomiques. Ainsi, apr&#232;s une pr&#233;sentation des grands principes du syst&#232;me des brevets d'invention, seront examin&#233;es les tendances qui se dessinent dans le domaine des &#233;nergies alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Les grands principes du syst&#232;me des brevets d'invention&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de mieux appr&#233;hender les tendances que l'on peut d&#233;gager, il appara&#238;t int&#233;ressant de regarder plus en d&#233;tail le syst&#232;me des brevets d'invention en tant que tel, tant d'un point de vue philosophique que d'un point de vue fonctionnel. Il faut tout d'abord comprendre que le syst&#232;me des brevets est n&#233; de l'inqui&#233;tant constat que pour rester comp&#233;titif, la majeure partie des industriels conservait au secret les progr&#232;s technologiques qu'ils initiaient. Cette mise au secret syst&#233;matique des informations &#233;tait d&#232;s lors per&#231;ue par la communaut&#233; scientifique comme un frein &#224; l'acc&#232;s aux connaissances et par l&#224; m&#234;me &#224; l'innovation. Le syst&#232;me des brevets d'invention prit alors naissance avec pour objectif premier le partage des connaissances dans le but d'offrir la possibilit&#233; &#224; chacun de prendre part au progr&#232;s technologique. Il est int&#233;ressant de voir que le mot anglais correspondant &#8220;Patent&#8221; a pris d'ailleurs ses origines du latin &#8220;patere&#8221;, qui signifie &#034;&#234;tre accessible&#034;. Le syst&#232;me des brevets est donc, avant tout, une source d'informations techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, en contrepartie d'une divulgation publique d&#233;taill&#233;e de l'invention, le brevet conf&#232;re &#224; l'inventeur ou son ayant droit, un ensemble de droits exclusifs octroy&#233; par un Etat pour une dur&#233;e d&#233;termin&#233;e. Le brevet conf&#232;re donc un droit territorial et il est ainsi n&#233;cessaire pour une m&#234;me invention de d&#233;poser une demande de brevet dans chacun des pays pour lequel une protection est d&#233;sir&#233;e. En particulier, un brevet conf&#232;re, d'un point de vue l&#233;gal, le droit d'interdire aux tiers de fabriquer, utiliser, vendre, offrir &#224; la vente ou importer l'invention objet du brevet sur le territoire jusqu'&#224; &#233;ch&#233;ance du brevet, qui est habituellement de 20 ans &#224; compter de la date de d&#233;p&#244;t, sous r&#233;serve du paiement des annuit&#233;s de maintien en vigueur. Il est ici int&#233;ressant de noter qu'un brevet qui est un droit d'interdire ne conf&#232;re aucunement &#224; son propri&#233;taire un droit d'exploiter son invention. C'est notamment le cas pour les inventions de perfectionnement d'un produit initialement brevet&#233; par un tiers. Pour pouvoir mettre en &#339;uvre son perfectionnement, le titulaire du brevet de perfectionnement devra demander au titulaire du brevet relatif au produit initial de lui c&#233;der un droit d'exploitation de ce produit initial. Mais alors, comment obtenir ce droit d'interdire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir un brevet, il faut d'abord d&#233;poser une demande de brevet aupr&#232;s de l'office national ou r&#233;gional du pays ou de la r&#233;gion pour lequel ou laquelle une protection est d&#233;sir&#233;e. Lorsqu'une protection est voulue dans plusieurs pays, une pratique courante consiste &#224; commencer par un premier d&#233;p&#244;t dans le pays o&#249; se situe le si&#232;ge de l'entreprise puis d'en &#233;tendre la protection via des d&#233;p&#244;ts &#224; l'&#233;tranger dans un d&#233;lai, dit d&#233;lai de priorit&#233;, de 12 mois suivant le premier d&#233;p&#244;t. Une fois cette demande d&#233;pos&#233;e, plusieurs &#233;tapes, explicit&#233;es sur la chronologie (fig.1), sont alors n&#233;cessaires avant d'obtenir la d&#233;livrance d'un brevet. En pratique, la d&#233;livrance d'un brevet n'intervient que 3 &#224; 5 ans en moyenne apr&#232;s le d&#233;p&#244;t de la demande, beaucoup plus tard dans certains pays. Une des &#233;tapes clefs de la proc&#233;dure de d&#233;livrance d'un brevet, est l'&#233;mission par l'office, g&#233;n&#233;ralement dans un d&#233;lai de 4 &#224; 8 mois suivant le d&#233;p&#244;t de la demande de brevet, d'un rapport de recherche r&#233;pertoriant tous les documents trouv&#233;s par l'office et ayant un lien &#233;troit avec l'invention pour laquelle un brevet est demand&#233;. Le rapport de recherche est accompagn&#233; d'une opinion &#233;crite d&#8216;un examinateur donnant un premier avis sur les chances d'obtention d'un brevet au vu des documents cit&#233;s dans ce rapport de recherche. Cette opinion tente de d&#233;terminer si l'invention pour laquelle est demand&#233; un brevet respecte des crit&#232;res de brevetabilit&#233;, notamment si l'invention est nouvelle, inventive et susceptible d'application industrielle. Une autre &#233;tape clef de la proc&#233;dure de d&#233;livrance d'un brevet est la publication de la demande de brevet 18 mois apr&#232;s son d&#233;p&#244;t. A partir de ce moment la demande de brevet et les informations qui lui sont li&#233;es sont alors accessibles au public via des bases de donn&#233;es sp&#233;cialis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_556 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://centrale-energie.fr/IMG/jpg/-46.jpg?1768602421' width='500' height='91' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs bases de donn&#233;es brevet sont accessibles gratuitement via internet, c'est par exemple le cas de &lt;a href=&#034;https://patents.google.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Google Patents&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&#034;https://patentscope.wipo.int/search/en/search.jsf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Patentscope&lt;/a&gt; ou encore de la plus exhaustive d'entre-elles, &lt;a href=&#034;https://worldwide.espacenet.com/advancedSearch?locale=fr_EP&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Espacenet&lt;/a&gt; qui donne acc&#232;s &#224; plus de 90 millions de brevets d&#233;livr&#233;s ou demande de brevets d&#233;pos&#233;s dans plus de 90 pays &#224; travers le monde. Toutes ces bases de donn&#233;es poss&#232;dent des outils de recherche avanc&#233;e permettant d'effectuer des recherches th&#233;matiques, par mots clefs, par d&#233;posant, par inventeur, par pays, par date de d&#233;p&#244;t ou de publication, ou encore par classe. Une classe est un code alphanum&#233;rique correspondant &#224; un domaine technique particulier. En 2010, cette &lt;a href=&#034;https://worldwide.espacenet.com/classification?locale=fr_EP&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;classification&lt;/a&gt; a par ailleurs &#233;volu&#233; avec l'introduction d'une nouvelle classe Y02 relatives aux technologies permettant l'att&#233;nuation ou l'adaptation au changement climatique, autrement dit, une classe sp&#233;cifique aux &#233;nergies alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande quantit&#233; d'informations sont disponibles au travers de ces bases de donn&#233;es tant techniques, que chronologique, identificatoire, ou encore juridique. Ces informations permettent de d&#233;gager des tendances et d'&#233;valuer certains risques. En particulier, selon les crit&#232;res de recherche, il est possible d'analyser l'&#233;volution d'un sujet R&amp;D au cours du temps, d'en d&#233;terminer sa maturit&#233;, d'identifier les solutions privil&#233;gi&#233;es mais &#233;galement les axes de recherches qui n'ont pas encore &#233;t&#233; explor&#233;s, d'&#233;valuer les risques de contrefa&#231;on potentielle, d'identifier les principaux concurrents, les partenaires potentiels, et dans une certaine mesure, d'&#233;valuer la performance &#233;conomique d'une entreprise dans un segment donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe cependant des limites aux tendances extractibles via ces bases de donn&#233;es. D&#232;s lors que ces informations ne sont g&#233;n&#233;ralement publi&#233;es que 18 mois apr&#232;s le d&#233;p&#244;t de la demande de brevet, et que le d&#233;p&#244;t fait suite &#224; plusieurs mois de recherche et d&#233;veloppement (R&amp;D) en interne, il n'est possible d'analyser que des tendances refl&#233;tant une activit&#233; vieille de 2 ans. Pour autant, ces donn&#233;es restent pr&#233;cieuses, puisque la plupart du temps elles sont les rares &#224; &#234;tre accessibles, les programmes de R&amp;D &#233;tant majoritairement conduits dans la plus grande confidentialit&#233;. Mais du coup, quelles tendances se dessinent dans le domaine des &#233;nergies alternatives ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Les &#233;nergies alternatives vues &#224; travers le syst&#232;me des brevets d'invention&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses &#233;tudes bas&#233;es sur l'analyse de ces donn&#233;es brevet ont &#233;t&#233; publi&#233;s ces dix derni&#232;res ann&#233;es. En particulier, l'Organisation Mondiale de la Propri&#233;t&#233; Intellectuelle (OMPI), l'Office Europ&#233;en des Brevets (OEB), le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), le Centre International pour le Commerce et le D&#233;veloppement Durable (ICTSD), ou encore l'Agence Internationale pour les Energies Renouvelables (IRENA), se sont pench&#233;s sur le sujet des &#233;nergies alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport intitul&#233; &lt;a href=&#034;http://www.wipo.int/export/sites/www/patentscope/en/programs/patent_landscapes/documents/landscape_alternative_energy.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Patent-based Technology Analysis Report &#8211; Alternative Energy Technology&lt;/a&gt;, et publi&#233; par l'OMPI en 2010, dresse un bilan des tendances technologiques par pays. En se rapportant au planisph&#232;re (fig.2) extrait de ce rapport, il apparait qu'au moment du rapport l'&#233;nergie marine (OCN) et l'&#233;nergie &#233;olienne (WIN) sont majoritairement d&#233;velopp&#233;es en Europe, que la Chine porte un int&#233;r&#234;t tout particulier &#224; l'&#233;nergie hydraulique (HYD), que les biocarburants (BIO) sont une pr&#233;occupation am&#233;ricano-europ&#233;enne, et que l'&#233;nergie solaire (SOL), l'hydrog&#232;ne et les piles &#224; combustible (H&amp;FC) g&#233;n&#232;rent un engouement mondial.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_552 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://centrale-energie.fr/IMG/jpg/-42.jpg?1768602425' width='500' height='316' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport fait &#233;galement un parall&#232;le int&#233;ressant entre l'environnement politique et le nombre de d&#233;p&#244;ts de demandes de brevet. Ainsi, l'implication gouvernementale au travers de subvention &#224; destination de la R&amp;D dans le domaine des &#233;nergies alternatives se traduit par une augmentation significative des d&#233;p&#244;ts de demandes de brevet dans les pays concern&#233;s. Cependant, dans certains cas, cette influence peut au contraire s'av&#233;rer perturbatrice. Ainsi, il semble que l'alternance entre la promotion par les pouvoirs publics des &#233;nergies alternatives et celle des &#233;nergies fossiles et nucl&#233;aire aux Etats-Unis co&#239;ncide avec des pics de d&#233;p&#244;ts de demandes de brevets, faisant ainsi apparaitre une certaine perte de confiance des investisseurs dans le march&#233; des &#233;nergies alternatives lorsque ces derni&#232;res ne semblent plus support&#233;es par le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude plus r&#233;cente, intitul&#233;e &lt;a href=&#034;http://www.wipo.int/edocs/pubdocs/en/wipo_pub_gc_3.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Renewable Energy Technology : Evolution and Policy Implications - Evidence from Patent Literature&lt;/a&gt;, et publi&#233; en 2015 par l'OMPI en partenariat avec CambrigeIP, une soci&#233;t&#233; de consultants dans le domaine de la Propri&#233;t&#233; Industrielle, se concentre sur l'&#233;volution, d'un point de vue brevet, des biocarburants, des &#233;nergies solaires thermique ou photovolta&#239;que et de l'&#233;nergie &#233;olienne. Le diagramme (fig.3) tir&#233; de cette &#233;tude, et repr&#233;sentant l'&#233;volution des d&#233;p&#244;ts mondiaux de demandes de brevet de 1975 &#224; 2011, illustre une augmentation du nombre de d&#233;p&#244;ts &#224; partir de la fin des ann&#233;es 90 pour l'ensemble de ces &#233;nergies, avec un essor tout particulier du photovolta&#239;que &#224; partir du milieu des ann&#233;es 2000 suivi par l'&#233;olien et le solaire thermique. Ceci d&#233;montre un int&#233;r&#234;t &#233;conomique grandissant pour ces secteurs d'activit&#233; et t&#233;moigne d'un d&#233;veloppement technologique important et innovant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_553 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://centrale-energie.fr/IMG/jpg/-43.jpg?1768602425' width='500' height='165' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A travers une s&#233;rie de diagrammes (fig.4 &#224; 7) repr&#233;sentant la r&#233;partition par pays des d&#233;p&#244;ts de demandes de brevet, l'&#233;tude souligne l'&#233;mergence particuli&#232;rement forte de la Chine et dans une moindre mesure de la Cor&#233;e dans le domaine des &#233;nergies alternatives &#224; partir des ann&#233;es 2006, au d&#233;triment du Japon qui faisait figure de pr&#233;curseur dans le domaine jusqu'en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_554 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://centrale-energie.fr/IMG/jpg/-44.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://centrale-energie.fr/IMG/jpg/-44.jpg?1768602425' width='500' height='239' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;g&#233;monie asiatique se confirme en s'int&#233;ressant au classement (fig.8), dress&#233; dans cette &#233;tude, des 20 plus gros d&#233;posants dans les domaines des biocarburants, des &#233;nergies solaires thermique ou photovolta&#239;que et de l'&#233;nergie &#233;olienne tout confondu. En effet, 17 des 20 plus gros d&#233;posants sont asiatiques, parmi eux figurent les deux premiers LG pour la Cor&#233;e suivi de Mitsubishi pour le Japon, les Etats-Unis arrivant en troisi&#232;me position avec General Electric. Le plus gros d&#233;posant chinois, l'Institut de Recherche de Technologie Industrielle, se classe quant &#224; lui 17&#232;me. La grande quantit&#233; de firmes japonaises dans le classement s'explique d'une part par le fait que les industriels japonais sont particuli&#232;rement actifs dans le domaine du photovolta&#239;que, qui rappelons le, et &#224; la lumi&#232;re du diagramme de la figure 3, est une technologie dans laquelle le nombre de d&#233;p&#244;ts de brevet est tr&#232;s sup&#233;rieur &#224; celui dans les autres technologies &#233;tudi&#233;es, et d'autre part par une plus grande concentration industrielle que dans d'autres pays comme la Chine. Ainsi, cette derni&#232;re tire sa puissance dans le domaine des brevets de sa d&#233;mographie et du grand nombre d'entreprises qu'elle comporte dans les secteurs de l'&#233;nergie, qui prises individuellement d&#233;posent moins de brevets que les entreprises japonaises, mais qui en cumul&#233; fait de la Chine un acteur de premier plan.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_555 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://centrale-energie.fr/IMG/jpg/-45.jpg?1768602426' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude fait &#233;galement ressortir une augmentation de l'utilisation du syst&#232;me international de d&#233;p&#244;t de brevet (PCT), proc&#233;dure centralis&#233;e offrant l'acc&#232;s via un unique d&#233;p&#244;t aux syst&#232;mes de brevet de 151 pays, qui d&#233;montre ici une volont&#233; de prot&#233;ger les inventions &#224; l'international et pas seulement dans le pays du d&#233;posant. Le march&#233; aurait donc une forte tendance &#224; la mondialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude intitul&#233;e &lt;a href=&#034;http://documents.epo.org/projects/babylon/eponet.nsf/0/6A51029C350D3C8EC1257F110056B93F/$File/climate_change_mitigation_technologies_europe_en.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Climate Change Mitigation Technologies in Europe &#8211; Evidence From Patent and Economic Data&lt;/a&gt;, et r&#233;alis&#233;e par le PNUE et l'OEB en 2015, s'int&#233;resse de mani&#232;re plus globale aux Technologies permettant l'Att&#233;nuation du Changement Climatique (TACC). L'&#233;tude classe l'Europe prise dans sa globalit&#233; comme le premier acteur de ces technologies. Les inventeurs europ&#233;ens seraient responsables d'environ 40% des inventions mondiales dans ce domaine avec une pr&#233;dilection pour la distribution intelligente d'&#233;nergie et la captation du dioxyde de carbone. Au sein de l'Europe, 80% des inventions proviennent de 5 pays avec en large t&#234;te l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son &#233;tude jumelle intitul&#233;e &lt;a href=&#034;http://documents.epo.org/projects/babylon/eponet.nsf/0/2841b369787d5e72c1257da800335111/$FILE/patents_Latin_America_report_en.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Patents and Climate Change Mitigation Technologies in Latin America and the Caribbean&lt;/a&gt;, r&#233;alis&#233;e par le PNUE et l'OEB en 2014, donne un &#233;tat des lieux des TACC en Am&#233;rique Latine o&#249; les &#233;nergies alternatives fournissent pr&#232;s de 30% des besoins &#233;nerg&#233;tiques locaux. Si moins de 3% des inventions concernant les TACC proviennent d'Am&#233;rique Latine, avec une domination nette du Br&#233;sil, il est int&#233;ressant de constater que pour plus de la moiti&#233; des d&#233;p&#244;ts r&#233;alis&#233;e initialement au Br&#233;sil, une protection est &#233;galement demand&#233;e &#224; l'&#233;tranger, ceci d&#233;montrant l'intention br&#233;silienne de s'imposer dans un march&#233; mondial. Egalement, le nombre important de co-inventions r&#233;alis&#233;es en partenariat avec des inventeurs am&#233;ricains ou europ&#233;ens sugg&#232;re une forte coop&#233;ration internationale en mati&#232;re de R&amp;D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re, une &#233;tude intitul&#233;e &lt;a href=&#034;http://documents.epo.org/projects/babylon/eponet.nsf/0/f87537c7cbb85344c1257b24005e7119/$FILE/patents_clean_energy_technologies_in_Africa_en.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Patents and Clean Energy Technologies in Africa&lt;/a&gt;, &#233;galement r&#233;alis&#233;e conjointement par le PNUE et l'OEB et publi&#233;e en 2013, se penche sur le cas du continent africain. A l'image de l'Am&#233;rique Latine, l'activit&#233; en mati&#232;re de brevet est tr&#232;s limit&#233;e, moins de 1% des d&#233;p&#244;ts mondiaux. Pour autant, le d&#233;p&#244;t de demandes de brevet dans le domaine des TACC a augment&#233; de 59% entre 1980 et 2009, bien plus que dans n'importe quel autre domaine. En particulier, un certain dynamisme est d&#233;cel&#233; dans le domaine des biocarburants, de l'&#233;nergie solaire thermique, de captation et du stockage du dioxyde de carbone, et de la transformation des d&#233;chets en &#233;nergie. A l'image du Br&#233;sil pour l'Am&#233;rique Latine, l'Afrique du Sud domine sur le continent africain en mati&#232;re de d&#233;p&#244;ts, suivie par l'Egypte, l'Alg&#233;rie, le Maroc et le Kenya. De nombreuses co-inventions sugg&#232;rent ici aussi un partenariat international d&#233;velopp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'analyse faite de donn&#233;es relatives aux brevets ou demandes de brevet indique que, partout dans le monde, et chacun &#224; son niveau, l'int&#233;r&#234;t port&#233; aux &#233;nergies alternatives est grandissant. Si l'Europe, prise dans son ensemble, peut se targuer d'&#234;tre &#224; la premi&#232;re place des d&#233;posants, le constat est tout autre lorsque que la classification est faite par pays, la Chine apparaissant alors comme le nouveau g&#233;ant en la mati&#232;re. En ce qui concerne les pays les moins avanc&#233;s dans le domaine, les programmes de R&amp;D semblent miser sur des coop&#233;rations &#224; l'international pour d&#233;velopper leur propri&#233;t&#233; industrielle et tenter de prendre leur place sur le march&#233; mondial. N'en demeure pas moins qu'un grand nombre de ces &#233;nergies alternatives n'en est qu'&#224; son balbutiement, et &#224; voir comment le g&#233;ant d'hier, le Japon, a &#233;t&#233; d&#233;tr&#244;n&#233; par le g&#233;ant d'aujourd'hui, la Chine, on ne peut que se demander qui sera le g&#233;ant de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/-50.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Flash n&#176;53&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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