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	<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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	<description>Centrale-Energies est un Groupe Professionnel inter-associations des anciens &#233;l&#232;ves des &#233;coles Centrale (les Alumni), cr&#233;&#233; en 2006 &#224; l'initiative de la Conf&#233;d&#233;ration des Associations Centraliennes et de CentraleSup&#233;lec (CACCS ). Centrale Energies r&#233;unit les Alumni des Ecoles Centrales et, au-del&#224;, toutes les personnes int&#233;ress&#233;es par les &#233;volutions du secteur de l'Energie.
L'objet de Centrale Energies est d'&#233;clairer le d&#233;bat public et d'informer, de mani&#232;re objective, neutre, et apolitique sur les enjeux scientifiques, technologiques, &#233;conomiques, soci&#233;taux et environnementaux dans le domaine de l'&#233;nergie, dans le contexte de la lutte contre le d&#233;r&#232;glement climatique et, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, de r&#233;duction de l'impact des activit&#233;s humaines sur l'environnement.</description>
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		<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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		<title>Copenhague 2009, un nouveau d&#233;part ?</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article113</link>
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		<dc:date>2009-07-01T13:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Etienne Pesnelle (ECP 86)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations internationales qui auront lieu &#224; Copenhague en fin d'ann&#233;e se d&#233;rouleront dans un contexte radicalement diff&#233;rent de celui qui avait conduit &#224; la mise au point du protocole, dit de Kyoto, de r&#233;duction des &#233;missions actuellement en vigueur. Le graphique ci-dessus montre en effet que ce sont d&#233;sormais les pays &#233;mergents, Chine en t&#234;te, qui &#233;mettent le plus de carbone fossile dans l'atmosph&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1990, ann&#233;e de r&#233;f&#233;rence pour tous les engagements nationaux de r&#233;duction (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les n&#233;gociations internationales qui auront lieu &#224; Copenhague en fin d'ann&#233;e se d&#233;rouleront dans un contexte radicalement diff&#233;rent de celui qui avait conduit &#224; la mise au point du protocole, dit de Kyoto, de r&#233;duction des &#233;missions actuellement en vigueur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_203 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/jpg/Image_2_flash_12_P4.jpg?1768602426' width='500' height='312' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Part CO2 origine fossile
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le graphique ci-dessus montre en effet que ce sont d&#233;sormais les pays &#233;mergents, Chine en t&#234;te, qui &#233;mettent le plus de carbone fossile dans l'atmosph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1990, ann&#233;e de r&#233;f&#233;rence pour tous les engagements nationaux de r&#233;duction d'&#233;missions pris dans la cadre du protocole de kyoto actuel, la situation &#233;tait tr&#232;s diff&#233;rente : l'OCDE &#233;tait responsable de plus de la moiti&#233; des &#233;missions. L'ex-URSS, en pleine d&#233;b&#226;cle politique et &#233;conomique, avait obtenue l'appellation d'&#233;conomie &#171; en transition &#187;, ce qui lui permettait d'&#233;chapper &#224; tout engagement coercitif. L'effondrement de son secteur industriel lui a pourtant permis de r&#233;duire ses &#233;missions, en valeur relative comme en valeur absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel paysage favorisait donc un sch&#233;ma de protocole o&#249; le &#171; Nord &#187;, en pleine croissance &#233;conomique, n'h&#233;sitait pas &#224; soutenir le d&#233;veloppement du &#171; Sud &#187; en prenant seul l'engagement de r&#233;duction de ses &#233;missions de GES (hors USA, ne l'ayant pas ratifi&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la situation est compl&#232;tement invers&#233;e, l'origine humaine du changement climatique ne fait plus question, mais l'OCDE est en pleine crise &#233;conomique tandis que les pays &#233;mergents d'Asie semblent poursuivre leur croissance industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; Sud &#187;, conscient des enjeux climatiques, souhaite cependant converger vers un sch&#233;ma n'entravant pas son d&#233;veloppement. Ainsi, la Chine (25% des &#233;missions de carbone fossile 2008) insiste sur le fait que l'essentiel des 130 ppm de CO2 surnum&#233;raires dans l'atmosph&#232;re est d&#251; au &#171; Nord &#187;. La Russie n'a pas non plus envie de changer de statut, bien qu'elle soit la troisi&#232;me (avec 6%) derri&#232;re les Etats-Unis (14%) et juste avant le Japon et l'Inde (5% chacun).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains pays du &#171; Nord &#187;, comme la Su&#232;de ou la France, n'attendent pas les r&#233;sultats des n&#233;gociations pour &#233;tablir leurs propres objectifs de r&#233;duction d'&#233;missions, qui vont souvent de pair avec une r&#233;duction de leur d&#233;pendance envers les approvisionnements &#233;nerg&#233;tiques ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence-d&#233;bat du 30 septembre prochain, devrait apporter un &#233;clairage sur les cons&#233;quences du paquet climat-&#233;nergie de l'Europe, dans un contexte de forte crise financi&#232;re, ainsi que sur les pr&#233;-discussions mondiales en cours pr&#233;parant les d&#233;cisions de Copenhague 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article est aussi disponible dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_12.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;12&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le nucl&#233;aire civil dans le monde : les r&#233;acteurs</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article109</link>
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		<dc:date>2009-05-01T12:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Etienne Pesnelle (ECP 86)</dc:creator>


		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cinquante ans de R&amp;D ont fait se succ&#233;der plusieurs g&#233;n&#233;rations de r&#233;acteurs : la plupart des tranches en construction aujourd'hui appartiennent encore &#224; la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration, tandis que la quatri&#232;me (r&#233;acteurs &#224; neutrons rapides) attend son heure. Le premier r&#233;acteur nucl&#233;aire n'est pas celui construit par Enrico Fermi &#224; l'Universit&#233; de Chicago en 1942, mais le r&#233;acteur nucl&#233;aire naturel d'Oklo, qui fonctionna&#8230; il y a deux milliards d'ann&#233;es, et dont les produits de fission sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinquante ans de R&amp;D ont fait se succ&#233;der plusieurs g&#233;n&#233;rations de r&#233;acteurs : la plupart des tranches en construction aujourd'hui appartiennent encore &#224; la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration, tandis que la quatri&#232;me (r&#233;acteurs &#224; neutrons rapides) attend son heure. Le premier r&#233;acteur nucl&#233;aire n'est pas celui construit par Enrico Fermi &#224; l'Universit&#233; de Chicago en 1942, mais le r&#233;acteur nucl&#233;aire naturel d'Oklo, qui fonctionna&#8230; il y a deux milliards d'ann&#233;es, et dont les produits de fission sont rest&#233;s depuis confin&#233;s depuis dans les couches g&#233;ologiques. Au-del&#224; de la curiosit&#233; scientifique, ce site constitue un des arguments utilis&#233;s par les d&#233;fenseurs du stockage g&#233;ologique du combustible us&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_196 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://centrale-energie.fr/IMG/bmp/Image_2_test_flash_11.bmp' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/x-ms-bmp&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/bmp/Image_2_test_flash_11.bmp' width='436' height='820' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nucl&#233;aire dans le Monde
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fili&#232;res de r&#233;acteurs nucl&#233;aires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, six fili&#232;res &#233;lectronucl&#233;aires ont franchi le seuil de l'industrialisation :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Graphite-gaz&lt;/strong&gt; : mod&#233;r&#233; par le premier et refroidi par le second, les r&#233;acteurs de cette fili&#232;re furent pl&#233;biscit&#233;s dans les ann&#233;es 1960 car ils permettaient de produire &#233;galement du plutonium de qualit&#233; militaire sans forc&#233;ment enrichir au pr&#233;alable l'uranium. Seul le Royaume-Uni exploite encore les 18 tranches de ce type en activit&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Eau lourde (PHWR)&lt;/strong&gt; : ce r&#233;acteur rustique &#8211; on peut ne pas enrichir l'uranium - produit &#233;galement du plutonium, mais de qualit&#233; isotopique moyenne pour des usages militaires. L'Inde et le Canada en sont aujourd'hui les principaux utilisateurs. Le PHWR indien actuel, de puissance moyenne (200-500 MW) est le r&#233;acteur id&#233;al pour un pays &#233;mergent. La France a exploit&#233; un prototype de PHWR &#224; Brennilis, dont le d&#233;mant&#232;lement en cours, &#233;maill&#233; de joutes juridiques anim&#233;es par les ONG antinucl&#233;aires, fait r&#233;guli&#232;rement parler de lui dans les journaux.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Eau-graphite&lt;/strong&gt; : c'est encore une autre fili&#232;re con&#231;ue pour &#234;tre militairement plutonig&#232;ne, uniquement repr&#233;sent&#233;e actuellement par le mod&#232;le RMBK dont l'accident de Tchernobyl sonna le glas. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;PWR&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;(Pressurized Water Reactor&lt;/i&gt;) : d&#233;riv&#233; d'un mod&#232;le de r&#233;acteur con&#231;u pour la propulsion navale par Westinghouse, elle n&#233;cessite un combustible enrichi, c'est aujourd'hui la fili&#232;re la plus performante sur le plan technico-&#233;conomique avec le BWR, et donc la plus r&#233;pandue. Ce sont des mod&#232;les de grande puissance (1000-1600 MW), destin&#233;s &#224; des puissances industrielles.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;BWR&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Boiling Water Reactor&lt;/i&gt;) : fili&#232;re concurrente de la PWR, principalement utilis&#233;e au Japon, aux USA, en Allemagne et en Su&#232;de
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;R&#233;acteurs &#224; Neutrons Rapides Sodium&lt;/strong&gt; : popularis&#233; en France par la gamme Ph&#233;nix, ils finissent de s'industrialiser en Russie et en Chine. Les autres fili&#232;res de r&#233;acteurs civils &#224; neutrons rapides ne sont pas encore sorties des laboratoires de recherche. Les r&#233;acteurs &#224; neutrons rapides forment l'incontournable prochaine &#233;tape dans le d&#233;veloppement de l'industrie &#233;lectronucl&#233;aire, car ils permettent de r&#233;duire drastiquement la quantit&#233; de d&#233;chets ultimes et de &#171; br&#251;ler &#187; d'autres isotopes de l'uranium que le rare U235.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les principaux constructeurs&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le gros de la comp&#233;tition se joue &#233;videmment autour de la fili&#232;re PWR. S'y affrontent :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Westinghouse&lt;/strong&gt;, d&#233;sormais filiale de &lt;strong&gt;Toshiba&lt;/strong&gt;, m&#232;re de la fili&#232;re PWR et qui propose aujourd'hui la famille AP600/1000.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Areva&lt;/strong&gt;, filiale du CEA, n&#233;e du transfert de technologie de Westinghouse vers la France qui donna naissance au mod&#232;le REP, et qui en promeut maintenant une &#233;volution, l'EPR &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Siemens&lt;/strong&gt;, qui avait &#233;galement acquis la licence PWR de Westinghouse, a r&#233;cemment rompu sa collaboration avec Areva et a aussit&#244;t annonc&#233; une alliance avec
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Atomenergoprom&lt;/strong&gt;, entit&#233; russe d&#233;pendant de Rosatom, commercialise la famille VVER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ainsi que quelques nouveaux entrants comme le chinois &lt;strong&gt;CGNPC&lt;/strong&gt;, qui cherche &#224; placer son mod&#232;le CPR-1000 d&#233;riv&#233; du REP construit sous licence Areva &#224; Daya Bay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En BWR, le jeu est plus restreint : on retrouve Toshiba-Westinghouse et Siemens, ainsi que &lt;strong&gt;General Electric-Hitachi&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, sur la niche du r&#233;acteur &#224; eau lourde, seuls les Indiens de NPCIL semblent aujourd'hui &#234;tre actifs. L'Inde vient ainsi de promettre de construire des centrales nucl&#233;aires CANDU au Kazakhstan en &#233;change d'une s&#233;curisation de son approvisionnement en uranium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Perspectives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les prochaines ann&#233;es, on devrait voir le jeu concurrentiel s'intensifier sur le march&#233; du PWR. Du point de vue des op&#233;rateurs &#233;lectriques des pays industrialis&#233;s, l'offre y est en effet vaste et la comp&#233;tition qui s'y livre laisse esp&#233;rer des prix de vente optimis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le segment du r&#233;acteur pour &#171; pays primo-acc&#233;dant &#233;mergent &#187;, la situation est plus confuse : en plus de l'offre CANDU, Atomenergoprom proposerait des centrales &#233;lectriques flottantes &#8211; probablement des navires &#224; propulsion nucl&#233;aire reconvertis &#8211; tandis que le CEA reste discret sur les projets qu'il m&#232;ne actuellement sur le pourtour m&#233;diterran&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qu'on pourrait penser, la Chine ne cherchera sans doute pas &#224; s'imposer sur ces deux march&#233;s &#224; l'exportation : face aux Europ&#233;ens, aux Am&#233;ricains du Nord, aux Japonais&#8230; et m&#234;me aux Indiens, son exp&#233;rience en exploitation est beaucoup trop r&#233;cente pour &#234;tre cr&#233;dible : en effet, mesur&#233; en ann&#233;es.r&#233;acteurs par le CEA, l'exp&#233;rience d'exploitation de la Chine est pr&#232;s de 4 fois inf&#233;rieure &#224; celle de l'Inde, 12 fois &#224; celle de la Russie, 20 fois &#224; celle de la France&#8230; et 43 fois &#224; celle des Etats-Unis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En terme de d&#233;veloppement du nucl&#233;aire civil, la strat&#233;gie chinoise est probablement de s'&#233;quiper en PWR dans les prochaines ann&#233;es pour satisfaire sa soif inextinguible d'&#233;nergie en r&#233;duisant ses &#233;missions de carbone, tout en se pr&#233;parant une place au premier rang pour le futur march&#233; du r&#233;acteur &#224; neutrons rapides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez retrouver cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_11.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash N&#176;11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>4&#232;me Rapport du GIEC 2007 &#8211; o&#249; en sommes-nous ?-o&#249; risquons-nous d'aller ?-</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article127</link>
		<guid isPermaLink="true">http://centrale-energie.fr/spip.php?article127</guid>
		<dc:date>2009-01-20T17:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christiane Drevet (ECN 65), Etienne Pesnelle (ECP 86), Guy Moreau (ECL 69)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet article reprend les points forts de l'intervention de Val&#233;rie Masson-Delmotte, ECP (LSCE) le jeudi 25 septembre 2008, dans le cadre des conf&#233;rences mensuelles de Centrale-Energies. &lt;br class='autobr' /&gt;
LES 4 RAPPORTS DU GIEC &lt;br class='autobr' /&gt;
Val&#233;rie Masson-Delmotte rappelle que les rapports successifs, initi&#233;s par l'ONU en 1988, paraissent tous les 5-6 ans, et qu'ils ne sont qu'une compilation des &#233;tudes scientifiques mondiales publi&#233;es sur le changement climatique, ceci &#224; des fins d'aide &#224; la d&#233;cision et &#224; la demande (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet article reprend les points forts de l'intervention de Val&#233;rie Masson-Delmotte, ECP (LSCE) le jeudi 25 septembre 2008, dans le cadre des conf&#233;rences mensuelles de Centrale-Energies. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES 4 RAPPORTS DU GIEC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Val&#233;rie Masson-Delmotte rappelle que les rapports successifs, initi&#233;s par l'ONU en 1988, paraissent tous les 5-6 ans, et qu'ils ne sont qu'une compilation des &#233;tudes scientifiques mondiales publi&#233;es sur le changement climatique, ceci &#224; des fins d'aide &#224; la d&#233;cision et &#224; la demande des gouvernements.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes d'auteurs, au nombre de plus de 150, et qui se r&#233;partissent dans le monde entier sur une base volontariste, ne se connaissent pas initialement. D'un rapport &#224; l'autre, ils sont renouvel&#233;s &#224; 75%. Pour l'&#233;tablissement d'un rapport, un 1er filtre est effectu&#233; dans les publications des revues scientifiques. Apr&#232;s plusieurs brouillons, dont le dernier, r&#233;vis&#233; par 600 experts et une dizaine de gouvernements, le rapport final de 600 pages est &#233;dit&#233;, avec un r&#233;sum&#233; &#224; l'usage des d&#233;cideurs. Pr&#232;s de 30 000 commentaires sont ainsi &#233;mis, y compris ceux des gouvernements pour le r&#233;sum&#233;, et le processus prend plus de 2 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CONCLUSIONS DU RAPPORT 2007&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#233;sultat le plus important en 2007 est l'affirmation que l'&#233;l&#233;vation de la temp&#233;rature moyenne du globe, observ&#233;e depuis le d&#233;but de l'&#232;re industrielle, est quasi-certainement d'origine anthropique. En effet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 2001,&lt;/strong&gt; le rapport disait : la grande majorit&#233; du r&#233;chauffement climatique des 50 derni&#232;res ann&#233;es est &#224; 66% de certitude attribuable aux activit&#233;s humaines (GES).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 2007,&lt;/strong&gt; le rapport affirme : le r&#233;chauffement moyen du globe est maintenant reconnu sans &#233;quivoque, et l'essentiel de celui des 50 derni&#232;res ann&#233;es est &#224; 90% de certitude du &#224; l'augmentation des gaz &#224; effet de serre &#233;mis par les activit&#233;s humaines (GES)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faits av&#233;r&#233;s aujourd'hui, d'apr&#232;s les travaux publi&#233;s avant 2006, et consign&#233;s dans le rapport &lt;strong&gt;2007&lt;/strong&gt;, sont ainsi : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une plan&#232;te en moyenne plus chaude de 0,75 &#176;C qu'elle ne l'&#233;tait en 1860, le processus s'acc&#233;l&#233;rant depuis 1950, avec +0,13&#176;C par tranches de 10 ans (s&#233;ries de mesures temporelles de haute qualit&#233; sur les continents et les oc&#233;ans). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des concentrations dans l'atmosph&#232;re des principaux GES (C02, m&#233;thane, oxyde nitreux,&#8230;) sans pr&#233;c&#233;dent, avec des taux de croissance qui s'envolent depuis 1950. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des mod&#232;les de restitution temporelle de la temp&#233;rature moyenne ne pouvant expliquer le d&#233;crochage observ&#233; &#224; partir de 1950, qu'en ajoutant &#224; la prise en compte des for&#231;ages radiatifs naturels (activit&#233; solaire, volcanisme,&#8230;.), ceux dus aux GES (voir infra). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Un r&#233;chauffement anthropique observ&#233; sur tous les continents et les oc&#233;ans depuis 1950, l'ensemble des mod&#232;les, prenant en compte les for&#231;ages radiatifs dus aux GES, &#233;tant l&#224; encore les seuls &#224; restituer ce r&#233;chauffement.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Aucune explication alternative n'existant de par le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PHYSIQUE DU CLIMAT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chauffage radiatif naturel :&lt;/strong&gt; sous l'action du rayonnement solaire incident, le globe re-&#233;met un flux radiatif infrarouge intense (Flux de 390 W/m2). Les mol&#233;cules triatomiques de la proche atmosph&#232;re, qui constituent les GES naturels (50% d'eau ; 33% de C02, m&#233;thane, ozone, CFC,&#8230;.), peu r&#233;actives et non toxiques, absorbent ce rayonnement, et le renvoient en grande partie vers le sol sous forme de photons (Flux de 324 W/m&#178;), en le r&#233;chauffant. C'est ainsi que la temp&#233;rature est actuellement de +15&#176;C, au lieu des &#8211;18&#176;C qu'elle serait sans cet effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au d&#233;but de l'&#232;re industrielle, les concentrations dans l'atmosph&#232;re du CO2, du m&#233;thane et la temp&#233;rature oscillaient tous les 100.000 ans, conform&#233;ment aux cycles astronomiques (principalement par variation de l'excentricit&#233; de l'ellipse), ce qui correspondait aux grandes glaciations et d&#233;glaciations. Concentrations de C02 (de 185 &#224; 285 ppm), de m&#233;thane et temp&#233;rature ont pu ainsi &#234;tre reconstitu&#233;es sur pr&#232;s de 800.000 ans, gr&#226;ce &#224; l'analyse des carottes de glace de la calotte polaire antarctique et ont &#233;t&#233; reli&#233;es entre elles sans ambigu&#239;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chauffage additionnel ou for&#231;age radiatif :&lt;/strong&gt; ce dernier, observ&#233; depuis l'&#232;re industrielle, mais surtout depuis les 50 derni&#232;res ann&#233;es, a pu &#234;tre attribu&#233; majoritairement &#224; l'augmentation des GES due aux activit&#233;s humaines (for&#231;age &#171; anthropique &#187;) et minoritairement &#224; la &#171; variabilit&#233; naturelle &#187; (activit&#233; solaire, volcanisme)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Exemple :&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une multiplication par 2 du taux de C02 induit un for&#231;age radiatif de 4W/m&#178;. Le r&#233;chauffement au sol est alors de +3&#176;C. Il faut souligner l'inertie du syst&#232;me, avec un temps de r&#233;ponse des oc&#233;ans profonds de 250 ans et une dur&#233;e de vie du C02 dans l'atmosph&#232;re de plusieurs centaines d'ann&#233;es.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le for&#231;age radiatif &#171; anthropique &#187; du au C02 est de 1,49 &#224; 1,83 W/m2, le for&#231;age radiatif &#171; anthropique &#187; total de 1,5 &#224; 2, 5 W/m&#178;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le for&#231;age radiatif du &#224; la &#171; variabilit&#233; naturelle &#187; est beaucoup plus faible : de 0,06 &#224; 0,3 W/m&#178; pour le cycle solaire de 10 ans ; le for&#231;age du &#224; l'activit&#233; volcanique, qui est un &#233;pisode ponctuel (les particules ne restent gu&#232;re plus d'un an ou deux dans l'atmosph&#232;re), est n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MODELISATIONS-PROJECTIONS FUTURES :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mod&#233;lisations permettent de faire des projections pour le futur. Elles s'appuient sur des couplages de mod&#232;les physico-chimiques de plus en plus sophistiqu&#233;s du syst&#232;me terre-oc&#233;an-atmosph&#232;re, recal&#233;s sur les mesures, avec cependant encore des imperfections. On note que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les mod&#232;les sont test&#233;s sur 10 000 ans de transition interglaciaire avec prise en compte de l'albedo des calottes glaciaires et du C02, et reproduisent bien les variations de temp&#233;rature observ&#233;es sur cette p&#233;riode.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; du fait de la longueur des calculs (3 mois pour 100 ans d'histoire du climat), les maillages sont encore grossiers (100X100) km et ne permettent pas une prise en compte correcte des nuages. Avec l'augmentation des capacit&#233;s de calcul et la mesure par satellite des noyaux de particules dans les nuages, l'&#233;valuation sera am&#233;lior&#233;e. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ce sont les diff&#233;rents mod&#233;lisations de par le monde qui donnent les fourchettes d'incertitude des &#233;valuations de temp&#233;rature (+/-0,5&#176;C), pour chaque sc&#233;nario utilis&#233;. Mais la plus grosse incertitude provient du mode de vie que l'humanit&#233; va choisir. Les diff&#233;rents sc&#233;narios &#233;tudi&#233;s ne divergent qu'en 2040, mais tout se joue d&#232;s maintenant, avec l'inertie du syst&#232;me d&#233;j&#224; soulign&#233;e. Le sc&#233;nario &#171; business as usual &#187; donne un r&#233;chauffement en 2100 de +3,4&#176;C sur les continents et de +7&#176;C en arctique (850 ppm d'eq. C02), avec des cons&#233;quences tr&#232;s graves : intensification des pluies &#224; l'&#233;quateur, augmentation des d&#233;serts ailleurs et effondrement des rendements des c&#233;r&#233;ales tropicales, probl&#232;me g&#233;n&#233;ralis&#233; de l'eau, d&#233;p&#233;rissement des arbres, &#233;pisodes extr&#234;mes turbulents avec longs &#233;pisodes de s&#233;cheresse, &#233;l&#233;vation du niveau des mers au-del&#224; du m&#232;tre, avec d&#233;placement de plusieurs centaines de millions de personnes (l'inlandsis du Groenland s'&#233;coule beaucoup plus vite que pr&#233;vu). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Depuis 1990, la perturbation de temp&#233;rature a &#233;t&#233; augment&#233;e de+24%, dont 80% due au C02, et celle du taux de CO2 de +34% (380 ppm aujourd'hui). Deux solutions se pr&#233;sentent : soit mettre en place des strat&#233;gies d'adaptation, soit ma&#238;triser les &#233;missions, mais il est tr&#232;s difficile d'inventer un autre mode de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est urgent de statuer mondialement sur le niveau de C02 acceptable pour l'humanit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_9.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ordres de grandeur &#233;conomiques </title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article130</link>
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		<dc:date>2008-11-20T18:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Etienne Pesnelle (ECP 86)</dc:creator>


		<dc:subject>Gestion &#233;conomique et environnementale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Millions, milliards, billions d'euro... On a l'habitude de jongler avec de tels montants dans les secteurs capitalistiques comme l'a&#233;ronautique ou l'&#233;nergie. Voici quelques valeurs typiques class&#233;es par ordre croissant, histoire de mieux distinguer les d&#233;penses quasi-banales et les projets pharaoniques. &lt;br class='autobr' /&gt;
100 millions d'euro (0,1 G&#8364;) Fus&#233;e Ariane 5 (sans satellite) pr&#234;te &#224; lancer : 0,1 G&#8364; Dassault Rafale (co&#251;t moyen d'un exemplaire) : 110 G&#8364; Film de James Bond : 0,2 G$ Super-m&#233;thanier : &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Gestion &#233;conomique et environnementale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Millions, milliards, billions d'euro... On a l'habitude de jongler avec de tels montants dans les secteurs capitalistiques comme l'a&#233;ronautique ou l'&#233;nergie. Voici quelques valeurs typiques class&#233;es par ordre croissant, histoire de mieux distinguer les d&#233;penses quasi-banales et les projets pharaoniques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;100 millions d'euro (0,1 G&#8364;)&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Fus&#233;e Ariane 5 (sans satellite) pr&#234;te &#224; lancer : 0,1 G&#8364;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dassault Rafale (co&#251;t moyen d'un exemplaire) : 110 G&#8364;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Film de James Bond : 0,2 G$
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Super-m&#233;thanier : &#224; partir de 0,3 G&#8364; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Airbus A380 ((prix catalogue) : 0,3 G$ &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ferme &#233;olienne offshore (150 MW install&#233;s) : 0,2-0,8 G$ &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Plateforme p&#233;troli&#232;re off-shore (production de 50 Mbl/an) : 0,5 G$
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Terminal m&#233;thanier : 0,5 G&#8364;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 milliard d'euro (1 G&#8364;)&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Centrale au charbon moderne (850 MW) : 1 G&#8364; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;mun&#233;ration individuelle 2007 de grands g&#233;rants de hedge funds : 2 G&#8364; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;acteur nucl&#233;aire EPR &#034;t&#234;te de s&#233;rie&#034; (1600 MW) : 4,5 G&#8364; (montant officiel du projet OL3, r&#233;acteur EPR cl&#233;-en-main construit par Areva en Finlande) - &#034;prix catalogue&#034; : 3 G&#8364;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Surg&#233;n&#233;rateur Superph&#233;nix (1200 MW) : 5 G&#8364; 2008 (10 milliards de francs 1980). Son d&#233;mant&#232;lement est estim&#233;e &#224; 3 G&#8364;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Revenus journaliers consolid&#233;s des pays producteurs de p&#233;trole (2007) : 5 G&#8364; (estimation)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 milliards d'euro (10 G&#8364;)&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Budget total du projet ITER : 10 G&#8364; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Usine de retraitement de combustible nucl&#233;aire type la Hague (capacit&#233; de retraitement 1500 t/an) : 10 G&#8364;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;veloppement de l'Airbus A380 : 11 G&#8364;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Burj Duba&#239; (la tour la plus haute du monde - probablement pr&#232;s de 800 m&#232;tres de haut) : 15 G&#8364;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tunnel sous la Manche : 16 G&#8364; - l'un des plus grands projets d'infrastructures financ&#233;s par le secteur priv&#233; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Barrage des Trois-Gorges : 25 G&#8364; (montant pr&#233;vu - et sans doute largement d&#233;pass&#233; - des d&#233;penses au d&#233;marrage du projet) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Investissements mondiaux 2006 dans les &#233;nergies renouvelables : 56 G&#8364; (source : PNUE). On parle souvent de 100 G$, mais 30% correspondent &#224; des op&#233;rations financi&#232;res (fusions/acquisitions)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;100 milliards d'euro (100 G&#8364;)&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Programme Apollo : 100 G&#8364; 2006. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Budget de l'Union Europ&#233;enne : 116 G&#8364; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Investissements en exploration-production p&#233;troli&#232;re (2006) : 200 G&#8364; (275 G$ 2006) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Capitalisation boursi&#232;re d'ExxonMobil : environ 500 G&#8364;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Investissements annuels &#224; engager pour att&#233;nuer les effets du -changement climatique : 500 G&#8364; (1% du PIB mondial selon le rapport Stern) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;penses militaires mondiales (2005) : 900 G&#8364;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un billion d'euro (1000 G&#8364;)&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Montant total moyen des investissements annuels n&#233;cessaires en infrastructures pour r&#233;pondre &#224; la demande en &#233;nergie sur la p&#233;riode 2005-2030 : 1 000 G&#8364; 2005 - Source : AIE World Energy Outlook 2006'
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Capitaux g&#233;r&#233;s par les fonds d'arbitrage (hedge funds) en 2007 : 1 250 G&#8364; (selon le Monde) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pertes d&#251;es &#224; la crise financi&#232;re de 2007-2008 : 1 000 G&#8364; (1 600 G$, estimation de juillet 2008 &#233;manant de Bridgewaters Associates, un des plus grands g&#233;rants de hedge funds) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Revenus annuels consolid&#233;s des pays producteurs de p&#233;trole : 2 000 G&#8364; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; PIB France : 2 000 G&#8364; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cr&#233;ation mon&#233;taire mondiale annuelle : 5 000 G&#8364;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dix billions d'euro (10 000 G&#8364;)&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; PIB Monde : 45 000 G&#8364; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Richesse mondiale (2007) : 80 000 G&#8364; (110 000 G$), selon une &#233;tude du Boston Consulting Group. La richesse mondiale est la somme des fonds plac&#233;s aupr&#232;s des sp&#233;cialistes de la gestion de fortune, et exclut les biens immobiliers et professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_8.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Prix du p&#233;trole : &#171; ch&#232;re rasade &#187;</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article138</link>
		<guid isPermaLink="true">http://centrale-energie.fr/spip.php?article138</guid>
		<dc:date>2008-06-22T15:54:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Etienne Pesnelle (ECP 86), Jacques Maratier (ECN 69)</dc:creator>


		<dc:subject>Fossiles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si nous en croyons les publications r&#233;centes de certains &#233;conomistes, notre rasade quotidienne en p&#233;trole co&#251;tera de plus en plus cher, mais elle finira par atteindre un maximum pour ensuite redescendre &#224; des niveaux gu&#232;re plus &#233;lev&#233;s qu'aujourd'hui. Un nouveau Conte des Mille et Une Nuits ? En compilant sur un papier quadrill&#233; les diff&#233;rentes estimations m&#233;diatis&#233;es ces derniers temps dans la presse &#233;conomique, il serait tentant de dessiner la courbe future du prix du p&#233;trole dans les 25 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Fossiles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si nous en croyons les publications r&#233;centes de certains &#233;conomistes, notre rasade quotidienne en p&#233;trole co&#251;tera de plus en plus cher, mais elle finira par atteindre un maximum pour ensuite redescendre &#224; des niveaux gu&#232;re plus &#233;lev&#233;s qu'aujourd'hui. Un nouveau Conte des Mille et Une Nuits ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_228 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/gif/flash_5_image_1.gif?1768602420' width='500' height='243' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En compilant sur un papier quadrill&#233; les diff&#233;rentes estimations m&#233;diatis&#233;es ces derniers temps dans la presse &#233;conomique, il serait tentant de dessiner la courbe future du prix du p&#233;trole dans les 25 prochaines ann&#233;es : apr&#232;s un passage de relais de la pure sp&#233;culation actuelle vers une tension offre-demande r&#233;elle li&#233;e au passage du pic de production, l'arriv&#233;e des carburants synth&#233;tiques stabiliseraient puis feraient lentement r&#233;gresser le prix du baril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prudence s'impose toutefois devant de telles mises en perspectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Histoire, en premier lieu, montre que les grandes variations du prix du p&#233;trole sont dues &#224; des &#233;v&#233;nements g&#233;opolitiques dont la pr&#233;vision d&#233;passe largement le domaine de comp&#233;tence des &#233;conomistes. Toujours en regardant dans le r&#233;troviseur, on peut se rappeler que l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) elle-m&#234;me a, par le pass&#233;, &#233;nonc&#233; un certain nombre de pr&#233;visions qui ne se sont jamais r&#233;alis&#233;es. Dans son WEO 2006, l'Agence voyait encore le baril retomber &#224; $47 au d&#233;but de la prochaine d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ensuite s'int&#233;resser aux motivations m&#234;mes de ces acteurs &#224; publier de tels chiffres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une banque d'investissement active sur le march&#233; des mati&#232;res premi&#232;res a tout int&#233;r&#234;t &#224; convaincre les autres acteurs &#233;conomiques qu'il est possible d'aller encore plus haut. L'AIE, porte-parole des pays consommateurs de l'OCDE, a plut&#244;t tendance &#224; chercher &#224; calmer le jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il ne faut pas oublier que les mod&#232;les math&#233;matiques qui produisent ces estimations sont souvent assez rudimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croissance &#233;conomique mondiale, parit&#233; du dollar, importance de la sp&#233;culation, co&#251;ts pr&#233;visionnels et production et de raffinage ou vitesse de d&#233;cision et r&#233;alisation des investissements sont des facteurs &#233;conomiques &#224; prendre en compte, li&#233;s entre eux et non lin&#233;aires. S'y ajoutent des facteurs difficiles &#224; quantifier comme la stabilit&#233; politique des pays producteurs, les incidents le long de la cha&#238;ne d'approvisionnement ou les embargos et autres sanctions politiques. De plus, les mod&#232;les actuels ne savent pas g&#233;rer l'incertitude pr&#233;sente sur les donn&#233;es d'entr&#233;e, notamment les r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de critique m&#233;thodologique de ces mod&#232;les, la presse &#233;conomique se rapproche du journalisme sportif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_5.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash N&#176;5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'apr&#232;s-p&#233;trole, le faux espoir</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article140</link>
		<guid isPermaLink="true">http://centrale-energie.fr/spip.php?article140</guid>
		<dc:date>2008-02-22T21:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Etienne Pesnelle (ECP 86)</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e du baril &#224; l'&#233;tape des $100, on reparle de plus en plus de cette d&#233;cennie comme marquant le d&#233;but de &#034;l'apr&#232;s-p&#233;trole&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette expression un peu trop m&#233;diatique ne refl&#232;te que partiellement la r&#233;alit&#233;, car la toute derni&#232;re goutte de p&#233;trole n'arrivera proba-blement pas avant un si&#232;cle ou deux. Mais, m&#234;me s'il nous reste 42 ans de production constante - selon les tout derniers calculs de l'EIA, l'organisme de statistiques du Department of Energy am&#233;ricain - en pratique nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec l'arriv&#233;e du baril &#224; l'&#233;tape des $100, on reparle de plus en plus de cette d&#233;cennie comme marquant le d&#233;but de &#034;l'apr&#232;s-p&#233;trole&#034;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette expression un peu trop m&#233;diatique ne refl&#232;te que partiellement la r&#233;alit&#233;, car la toute derni&#232;re goutte de p&#233;trole n'arrivera proba-blement pas avant un si&#232;cle ou deux. Mais, m&#234;me s'il nous reste 42 ans de production constante - selon les tout derniers calculs de l'EIA, l'organisme de statistiques du Department of Energy am&#233;ricain - en pratique nous en sortirons sans doute de moins en moins de terre chaque ann&#233;e, selon une courbe lentement d&#233;crois-sante, alors que les besoins mondiaux seront fortement croissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d&#233;sormais quasiment admis que le fameux pic p&#233;trolier ait lieu dans la prochaine d&#233;cennie, m&#234;me si beaucoup pensent qu'il ressemblera plus &#224; un plateau ondul&#233; qu'&#224; une belle pointe ac&#233;r&#233;e, comme apparaissent les chocs p&#233;troliers de 1973 et de 1980 sur les courbes de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Mais alors, nous sommes sauv&#233;s ! s'exclament d&#233;j&#224; certains. Avec de moins en moins de p&#233;trole, cela fait de moins en moins d'&#233;missions de CO2 ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, ceci n'est qu'en partie vrai. Le Roi Charbon a repris sa progression apr&#232;s quelques ann&#233;es de stagnation, et il n'est pas pr&#234;t d'abdiquer. Au XXI&#232;me si&#232;cle, quand on parle d'&#233;missions mondiales de CO2, c'est de plus en plus le charbon, qu'il faut consid&#233;rer, en particulier dans les pays tels que la Chine, les USA et la Russie, qui en ont de grandes r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/jpg/Image1.jpg?1768602425' width='500' height='381' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_3.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash N&#176;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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