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	<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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	<description>Centrale-Energies est un Groupe Professionnel inter-associations des anciens &#233;l&#232;ves des &#233;coles Centrale (les Alumni), cr&#233;&#233; en 2006 &#224; l'initiative de la Conf&#233;d&#233;ration des Associations Centraliennes et de CentraleSup&#233;lec (CACCS ). Centrale Energies r&#233;unit les Alumni des Ecoles Centrales et, au-del&#224;, toutes les personnes int&#233;ress&#233;es par les &#233;volutions du secteur de l'Energie.
L'objet de Centrale Energies est d'&#233;clairer le d&#233;bat public et d'informer, de mani&#232;re objective, neutre, et apolitique sur les enjeux scientifiques, technologiques, &#233;conomiques, soci&#233;taux et environnementaux dans le domaine de l'&#233;nergie, dans le contexte de la lutte contre le d&#233;r&#232;glement climatique et, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, de r&#233;duction de l'impact des activit&#233;s humaines sur l'environnement.</description>
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		<title>Centrale-&#201;nergies</title>
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		<title>Les r&#233;seaux de chaleur sur datacenters</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Poirson (ECN 71)</dc:creator>


		<dc:subject>B&#226;timent, urbanisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des projets de r&#233;cup&#233;ration de la chaleur des datacenters via un r&#233;seau de chaleur ont d&#233;j&#224; vu le jour en France comme &#224; l'&#233;tranger. Le nombre de datacenters augmente d'ann&#233;e en ann&#233;e et le potentiel de chaleur fatale &#233;galement. Lors des assises des &#233;nergies renouvelables en milieu urbain, les datacenters ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s comme une source s&#233;rieuse de chaleur pour les franciliens. Une cartographie repr&#233;sentant les datacenters et les r&#233;seaux de chaleur en Ile-de-France a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;B&#226;timent, urbanisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des projets de r&#233;cup&#233;ration de la chaleur des datacenters via un r&#233;seau de chaleur ont d&#233;j&#224; vu le jour en France comme &#224; l'&#233;tranger. Le nombre de datacenters augmente d'ann&#233;e en ann&#233;e et le potentiel de chaleur fatale &#233;galement. Lors des assises des &#233;nergies renouvelables en milieu urbain, les datacenters ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s comme une source s&#233;rieuse de chaleur pour les franciliens. Une cartographie repr&#233;sentant les datacenters et les r&#233;seaux de chaleur en Ile-de-France a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par la DRIEE (Direction R&#233;gionale et Interd&#233;partementale de l'Environnement et de l'Energie Ile de France).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_473 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://centrale-energie.fr/IMG/png/-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/png/-2.png?1768602385' width='500' height='377' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des obstacles dans le d&#233;veloppement de cette ressource existent pourtant. Certains gestionnaires de datacenters peuvent &#234;tre r&#233;ticents &#224; l'id&#233;e de ne plus contr&#244;ler parfaitement la thermique de leur centre. Des probl&#232;mes d'ad&#233;quation de la temp&#233;rature des datacenters et de celles de la plupart des r&#233;seaux de chaleur actuels sont &#233;galement souvent &#233;voqu&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les datacenters repr&#233;sentent bel et bien une source de chaleur non n&#233;gligeable mais l'exploitation de cette ressource demande peut &#234;tre encore quelques ajustements techniques et juridiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins quelques r&#233;alisations sont en cours, tels les exemples ci-apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Exemple 1 &#224; la Courneuve&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interxion, g&#233;ant du stockage de donn&#233;es, pr&#233;voit la construction d'un nouveau datacenter &#224; La Courneuve sur l'ancien site d'Eurocopter. Cette ferme de donn&#233;es sera la plus grande de France avec 20 000 m&#178;. Ce b&#226;timent n&#233;cessite une capacit&#233; &#233;lectrique de 100 MW, soit l'&#233;quivalent d'une ville d'environ 80 000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant l'entreprise n'entend pas n&#233;gliger l'environnement malgr&#233; son activit&#233; &#233;nergivore. Elle a sign&#233; un partenariat avec EDF en s'engageant &#224; ce que 90% de l'&#233;nergie consomm&#233;e provienne des &#233;nergies renouvelables. Interxion va m&#234;me plus loin puisque sur le site de La Courneuve sera int&#233;gr&#233; un syst&#232;me de recyclage de la chaleur afin d'alimenter le r&#233;seau de chaleur de la ville. Un &#233;changeur thermodynamique permettra de remonter la temp&#233;rature de 25 &#224; 60 degr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Exemple 2 &#224; Val d'Europe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau quartier du &lt;a href=&#034;http://www.valdeurope.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Val-d'Europe&lt;/a&gt; construit par le groupe Euro Disney en partenariat avec les pouvoirs publics &#224; Marne-la-Vall&#233;e exploite la chaleur &#233;mise par un datacenter pour chauffer les b&#226;timents de son parc d'entreprises. La chaleur est collect&#233;e et distribu&#233;e par le biais d'un r&#233;seau de chaleur, pour une puissance de 2,4 MW &#224; fin 2013 et de 7,8 MW en 2015. Le r&#233;seau couvre ainsi les besoins de chauffage et d'eau chaude de plusieurs centaines de clients, repr&#233;sentant une surface totale de 600 000 m&#178;. A terme, cette &#233;nergie de r&#233;cup&#233;ration fournira 26 GWh pour chauffer 600 000 m&#178; de locaux sans &#233;mission de CO2 : &#224; Paris Val d'Europe, elle permettra d'&#233;conomiser annuellement le rejet de 5 400 tonnes de CO2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En concertation avec le Syndicat d'agglom&#233;ration nouvelle du Val d'Europe, Dalkia a ainsi construit ce nouveau r&#233;seau de chaleur qui est aliment&#233; par une &#233;nergie de r&#233;cup&#233;ration provenant de ce datacenter. Une premi&#232;re en France. En effet, ces centres de donn&#233;es, constitu&#233;s d'&#233;quipements informatiques puissants, sont de tr&#232;s gros consommateurs d'&#233;nergie, notamment pour &#234;tre en permanence rafra&#238;chis par des groupes de production de froid. Un datacenter de 10 000 m&#178; consommerait ainsi autant en &#233;lectricit&#233; qu'une ville moyenne de 50 000 habitants. En outre, la consommation &#233;lectrique de ces centres repr&#233;sente un co&#251;t important en termes financiers mais &#233;galement un impact consid&#233;rable sur l'environnement. &#171; Dalkia a donc eu l'id&#233;e de r&#233;cup&#233;rer les volumes d'air chaud g&#233;n&#233;r&#233;s par les groupes de production de froid et de les valoriser au b&#233;n&#233;fice du r&#233;seau de chaleur &#187;, explique Jean-Philippe Buisson, directeur Dalkia Ile de France. Habituellement perdue, la chaleur d&#233;gag&#233;e par les groupes froids et &#233;vacu&#233;e sous forme d'un air chaud est r&#233;cup&#233;r&#233;e par des &#233;changeurs thermiques. En sortie d'&#233;changeurs, une eau &#224; 55 &#176;C chemine dans les canalisations du r&#233;seau du parc d'activit&#233;s et assure la production de chauffage et d'eau chaude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, une chaufferie gaz de 5 MW a &#233;t&#233; pr&#233;vue pour assurer l'alimentation du r&#233;seau en secours.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_471 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L300xH232/-24-c0d9b.jpg?1768651003' width='300' height='232' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisation de ce projet a un co&#251;t important &#233;valu&#233; &#224; plus de 4 millions d'euros. L'&#233;tablissement bancaire, propri&#233;taire du datacenter et du b&#226;timent de 10 000 m2, a pris en charge 10% de l'investissement, le reste &#233;tant &#224; la charge du gestionnaire du r&#233;seau, Dalkia. En outre, la filiale de Veolia Environnement et d'EDF a entrepris des d&#233;marches pour obtenir une subvention du Fonds chaleur de l'Ademe et a ainsi obtenu une aide de 1 million d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour amortir ces investissements et r&#233;duire les frais de maintenance, la soci&#233;t&#233; bancaire a sign&#233; un contrat de 25 ans avec Dalkia qui rach&#232;te &#224; bas prix la chaleur r&#233;cup&#233;r&#233;e issue des groupes froids. Les abonn&#233;s, quant &#224; eux, b&#233;n&#233;ficient d'une tarification selon la puissance souscrite d'environ 8 centimes d'euros par kWh. &#171; Ce tarif est moins cher que l'individuel &#233;lectrique et l&#233;g&#232;rement sup&#233;rieur au chauffage au fioul. Mais, le prix de cette &#233;nergie renouvelable restera tr&#232;s stable alors que celui des &#233;nergies fossiles risque encore de progresser ces prochaines d&#233;cennies &#187;, souligne Jean-Philippe Buisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'augmentation du nombre de datacenters - 99 actuellement en France - et gr&#226;ce &#224; ce projet, Dalkia esp&#232;re convaincre d'autres propri&#233;taires de centres informatiques de la pertinence de ce syst&#232;me. Plusieurs contacts ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; pris, mais aucun nouveau projet de r&#233;cup&#233;ration d'&#233;nergie issue de datacenters n'a encore &#233;t&#233; annonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petites chaudi&#232;res num&#233;riques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'informatique peut &#234;tre certainement beaucoup plus &#233;co-responsable, elle constituera une part toujours croissante des bilans &#233;nerg&#233;tiques. Alors, pourquoi ne pas, tout simplement, acter cet &#233;tat de fait et utiliser la chaleur d&#233;gag&#233;e par les serveurs pour, par exemple, chauffer bureaux ou logements. Chez certains utilisateurs, la chaleur produite par les serveurs est r&#233;cup&#233;r&#233;e et utilis&#233;e pour chauffer les bureaux. Mais l'on peut &#233;galement envisager d'implanter un datacenter pr&#232;s d'un bureau, d'un logement collectif ou m&#234;me d'un &#233;coquartier, et ainsi r&#233;cup&#233;rer la chaleur produite. Exactement comme l'on cherche de plus &#224; plus &#224; relier les usines et centres d'incin&#233;ration, producteurs de chaleur fatale, &#224; des quartiers de bureaux ou de logements, consomma-teurs de chaleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; fran&#231;aise &lt;a href=&#034;http://www.stimergy.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Stimergy&lt;/a&gt; compte m&#234;me en faire un mod&#232;le d'affaires. Son projet : d&#233;velopper des petites chaudi&#232;res num&#233;riques, constitu&#233;es d'une vingtaine de serveurs, et log&#233;es, tout simplement, dans les caves d'immeuble, les chaufferies d'h&#244;tels ou de b&#226;timents publics. La chaleur fatale d&#233;gag&#233;e est r&#233;cup&#233;r&#233;e pour produire une partie de l'eau chaude des habitants. Une premi&#232;re chaudi&#232;re num&#233;rique a ainsi &#233;t&#233; install&#233;e &#224; l'universit&#233; de Lyon 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stimergy se r&#233;mun&#232;re en louant la capacit&#233; de ses serveurs &#224; des entreprises utilisatrices, qui disposent ainsi d'un cloud assez original. Mais s'il est situ&#233; dans un endroit a priori peu banal &#8211;et peu avenant&#8211;, ce &#171; centre de donn&#233;es &#187; est, bien entendu, fortement s&#233;curis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;cup&#233;ration des &#233;nergies fatales constitue un axe de d&#233;veloppement int&#233;ressant pour utiliser au mieux l'&#233;nergie consomm&#233;e. Exactement comme l'on cherche de plus en plus &#224; relier les usines et centres d'incin&#233;ration, producteurs de chaleur fatale, &#224; des quartiers de bureaux ou de logements, consommateurs de chaleur, la r&#233;cup&#233;ration de chaleur des datacenters est appel&#233;e &#224; se d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&amp;id_article=1661&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Assises des EnR en milieu urbain&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.lemoniteur.fr/197-eau-energie/article/actualite/22549295-les-parisiens-se-chaufferont-ils-aux-disques-durs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Article du moniteur du 8/10/2013 : les Parisiens se chaufferont-ils aux disques durs ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sur le m&#234;me sujet : &lt;a href=&#034;https://reseauxchaleur.wordpress.com/2012/01/19/helsinki-4500-logements-chauffes-par-un-futur-datacenter/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Helsinki &#8211; 4500 logements chauff&#233;s par un datacenter&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Voir aussi : &lt;a href=&#034;http://www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/les-nouvelles-sources-d-energie-a873.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les nouvelles sources d'&#233;nergie pour les r&#233;seaux de chaleur&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://reseauxchaleur.wordpress.com/category/categories/realisations-et-exemples/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;alisations et exemples&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.slate.fr/story/97889/data-centers-chauffage&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Datacenters et chauffage&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/-33.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;50&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>RTE et le march&#233; fran&#231;ais et europ&#233;en de l'&#233;lectricit&#233; </title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article37</link>
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		<dc:date>2012-08-01T11:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Poirson (ECN 71)</dc:creator>


		<dc:subject>Vecteurs et stockage d'&#233;nergie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'apr&#232;s la conf&#233;rence du 19/01/2012 par Emanuele Colombo (RTE). &lt;br class='autobr' /&gt;
RTE (R&#233;seau de Transport d'Electricit&#233;) est une soci&#233;t&#233; anonyme filiale &#224; 100% d'EDF. Elle g&#232;re le r&#233;seau fran&#231;ais d'&#233;lectricit&#233; de la m&#233;tropole ; pour cela elle exploite, entretient et d&#233;veloppe le r&#233;seau &#224; haute et moyenne tension (63 kV &#224; 400 kV). Elle est issue de l'ancien service du transport d'EDF. Etant ici rappel&#233; que, en France, la distribution en basse tension est effectu&#233;e par ERDF et d'autres r&#233;gies et que ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;Vecteurs et stockage d'&#233;nergie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'apr&#232;s la &lt;a href='http://centrale-energie.fr/spip.php?article22' class=&#034;spip_in&#034;&gt;conf&#233;rence du 19/01/2012&lt;/a&gt; par Emanuele Colombo (RTE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RTE (R&#233;seau de Transport d'Electricit&#233;) est une soci&#233;t&#233; anonyme filiale &#224; 100% d'EDF. Elle g&#232;re le r&#233;seau fran&#231;ais d'&#233;lectricit&#233; de la m&#233;tropole ; pour cela elle exploite, entretient et d&#233;veloppe le r&#233;seau &#224; haute et moyenne tension (63 kV &#224; 400 kV). Elle est issue de l'ancien service du transport d'EDF. Etant ici rappel&#233; que, en France, la distribution en basse tension est effectu&#233;e par ERDF et d'autres r&#233;gies et que ce r&#233;seau de distribution est la propri&#233;t&#233; des collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RTE a une mission de service public qui est de garantir un acc&#232;s &#233;quitable au r&#233;seau &#224; tous les acteurs du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233;. Ses missions sont multiples :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Assurer &#224; tout instant l'&#233;quilibre entre production et consommation sur le territoire fran&#231;ais ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Assurer la s&#251;ret&#233; d'exploitation du syst&#232;me &#233;lectrique ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Garantir une bonne qualit&#233; de l'&#233;lectricit&#233; en terme de fr&#233;quence, de tension et de continuit&#233; de service ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;velopper et s&#233;curiser le r&#233;seau en suivant la demande et son &#233;volution tout en tenant compte de son impact environnemental ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Contribuer &#224; la cr&#233;ation du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; fran&#231;ais et europ&#233;en.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le march&#233; europ&#233;en de l'&#233;lectricit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enjeux du march&#233; europ&#233;en de l'&#233;lectricit&#233; sont multiples :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Enjeu &#233;conomique : &#234;tre comp&#233;titif ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Enjeu politique : assurer le mix &#233;nerg&#233;tique, ga-rantir la s&#233;curit&#233; d'approvisionnement, participer &#224; la fixation des tarifs ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Enjeu climatique : participer &#224; la r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; europ&#233;en de l'&#233;lectricit&#233; repr&#233;sente, par an, 450 millions d'abonn&#233;s, 3 500 TWh consomm&#233;s, 250 milliards d'euros, et 35 % des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce vaste march&#233; o&#249; chaque pays a d&#233;velopp&#233; son propre mix &#233;nerg&#233;tique est constitu&#233; de parcs de production compl&#233;mentaires o&#249; la part de chaque type de production (nucl&#233;aire, hydraulique, gaz, charbon, &#233;olien, etc&#8230;) est tr&#232;s diff&#233;rente d'un pays &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus les modes de consommation varient beaucoup d'un pays &#224; l'autre tant en terme de variations journali&#232;res qu'annuelles. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de rechercher un optimum au niveau europ&#233;en et donc de la cr&#233;ation d'un march&#233; europ&#233;en de l'&#233;lectricit&#233; &#224; travers les initiatives r&#233;gionales qui constituent une &#233;tape interm&#233;diaire dans la cr&#233;ation d'un march&#233; interne de l'&#233;lectricit&#233;, de fa&#231;on &#224; fluidifier les &#233;changes entre pays et de mettre en place des harmonisations locales avant une diffusion plus large. Les initiatives locales sont regroup&#233;es en sept zones centr&#233;es autour de la France et de l'Allemagne. La France quant &#224; elle est concern&#233;e par quatre initiatives r&#233;gionales (IFE, CWE, CSE et SWE ; voir carte ci-dessus &#224; droite).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_46 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L400xH375/rte_1-1f68d.png?1768654034' width='400' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le march&#233; fran&#231;ais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; fran&#231;ais de l'&#233;lectricit&#233; s'est ouvert progressivement &#224; la concurrence. On est pass&#233; d'une situation de monopole avant 2000 &#224; l'ouverture totale au 1er juillet 2007 et &#224; la promulgation de la loi NOME le 8 d&#233;cembre 2010. Cette mise en place s'effectue dans le cadre d'un contexte d&#233;cisionnel et institutionnel complexe &#224; la fois dans le cadre europ&#233;en constitu&#233; par les directives europ&#233;ennes, les orientations de l'ACER (agence de coop&#233;ration des r&#233;gulateurs de l'&#233;nergie) et les initiatives de l'ENTSOE (European Network of Transmission System Operators for Electricity) et dans le cadre fran&#231;ais avec les transpositions des directives en droit fran&#231;ais, les orientations et d&#233;lib&#233;rations de la CRE et les r&#232;gles de march&#233; propos&#233;es par RTE. RTE du fait de sa position dans le paysage &#233;lectrique fran&#231;ais n'intervient que sur le march&#233; de gros de l'&#233;lectricit&#233;. Ce march&#233; fran&#231;ais est fortement concentr&#233; (voir diagramme ci-apr&#232;s, chiffres 2010).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_47 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L400xH225/rte_2-7d63a.png?1768654034' width='400' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nota : le TaRTAM (tarif r&#233;glement&#233; transitoire d'ajustement au march&#233;) est supprim&#233; depuis le 1/07/2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le march&#233; de gros&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce march&#233; de gros 80 % des transactions sont effectu&#233;es hors bourse sur des contrats de gr&#233; &#224; gr&#233; entre les op&#233;rateurs pour environ 520 TWh, les 20 % de transactions effectu&#233;es en bourse repr&#233;sentent 130 TWh. Ce qui conduit au bilan r&#233;sum&#233; sur le sch&#233;ma suivant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_48 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L400xH259/rte_3-4a998.png?1768654034' width='400' height='259' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'import et l'export ne peuvent &#234;tre effectu&#233;s qu'&#224; travers l'interconnexion des r&#233;seaux. Cette interconnexion a deux objectifs : d'une part assurer la s&#251;ret&#233; du syst&#232;me et d'autre part faciliter les &#233;changes commerciaux et dans ce cas assurer au meilleur prix pour chaque partie la couverture des besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet dans un march&#233; concurrentiel dot&#233; d'une capacit&#233; suffisante le prix est fonction du co&#251;t variable de production du producteur marginal ; les co&#251;ts du combustible constituent la majeure partie du co&#251;t variable &#224; court terme et donc correspondent au co&#251;t marginal. Les productions peuvent alors &#234;tre class&#233;es en fonction de leur co&#251;t marginal et on utilise les diff&#233;rentes capacit&#233;s de production en fonction de ce co&#251;t marginal et ce du moins cher au plus cher. Le classement des productions par co&#251;t marginal et leur utilisation correspondent au diagramme suivant o&#249; l'utilisation des capacit&#233;s d&#233;pend des diff&#233;rentes variables mentionn&#233;es sur le graphe.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_49 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L400xH294/rte_4-232b9.png?1768654034' width='400' height='294' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les bourses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs d'une bourse de l'&#233;lectricit&#233; sont multiples :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Permettre aux acteurs (vendeurs et acheteurs) de mettre en commun tous les besoins et toutes les ressources c'est-&#224;-dire cr&#233;er du volume ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Permettre des &#233;changes s&#233;curis&#233;s entre acteurs ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cr&#233;er une r&#233;f&#233;rence de prix transparente et incontestable ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Contribuer &#224; la construction d'un march&#233; unifi&#233; de l'&#233;nergie en Europe.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rentes bourses d'&#233;lectricit&#233; europ&#233;ennes sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; EPEX Spot : France, Allemagne, Suisse, Autriche ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; NORDPOOL : Finlande, Norv&#232;ge, Su&#232;de, Danemark (et UK) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; APX : Pays-Bas (et UK) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; BELPEX : Belgique ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; OMEL : Espagne, Portugal ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; GME : Italie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les besoins sont d&#233;coup&#233;s en 24 tranches horaires n&#233;goci&#233;es s&#233;par&#233;ment et fix&#233;es chaque matin pour le lendemain. Le croisement de la courbe d'offre et de la courbe de demande d&#233;termine &#224; la fois le volume trait&#233; et le prix de r&#232;glement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_50 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L400xH140/rte_5-b60b9.png?1768654034' width='400' height='140' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les m&#233;canismes de march&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RTE op&#232;re les m&#233;canismes de march&#233; permettant le fonctionnement du march&#233; tout en garantissant la s&#251;ret&#233; du syst&#232;me. Les r&#232;gles de ces m&#233;canismes sont &#233;tablies par le CRE. Les diff&#233;rents m&#233;canismes sont : le dispositif de Responsable d'Equilibre qui est un syst&#232;me incitatif conduisant les acteurs &#224; &#233;quilibrer leurs soutirages et leurs injections sous forme d'un contrat entre RTE et le Responsable d'Equilibre ; le m&#233;canisme d'ajustement qui permet la compensation en temps r&#233;el des d&#233;s&#233;quilibres entre injection et soutirage par l'interm&#233;diaire d'offres d'ajustement propos&#233;es par les acteurs (production, consommation ou &#233;change aux fronti&#232;res) ; l'acc&#232;s non discriminatoire des acteurs du march&#233; aux interconnexions et l'allocation des capacit&#233;s sur la base du march&#233; &#224; travers des ench&#232;res et des couplages de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque acteur qui veut intervenir sur le march&#233; fran&#231;ais d&#233;signe un Responsable d'Equilibre ; lequel d&#233;finit avec RTE et les GRD (Gestionnaires de R&#233;seau de Distribution) les transactions pour lesquelles il doit &#233;quilibrer injections et soutirages. En cas de d&#233;s&#233;quilibre le Responsable d'Equilibre prend &#224; sa charge les charges financi&#232;res li&#233;es &#224; la compensation de celui-ci par RTE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'articulation des m&#233;canismes a pour but de permettre &#224; RTE de se procurer les r&#233;serves de puissance n&#233;cessaires &#224; l'&#233;quilibrage global entre production et consommation et &#224; la s&#251;ret&#233; du syst&#232;me &#233;lectrique et de renvoyer aux acteurs du march&#233; la responsabilit&#233; financi&#232;re des d&#233;s&#233;quilibres en temps r&#233;el entre leurs injections et leurs soutirages d'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/CE-Flash_30-aout_12.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;30&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gaz de Schiste : Apr&#232;s la Fracturation Hydraulique...</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article58</link>
		<guid isPermaLink="true">http://centrale-energie.fr/spip.php?article58</guid>
		<dc:date>2011-11-01T08:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Poirson (ECN 71)</dc:creator>


		<dc:subject>Fossiles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La France est le premier &#233;tat au monde &#224; interdire l'exploitation de ces hydrocarbures. &lt;br class='autobr' /&gt;
A moins de mettre au point une autre technologie, plus respectueuse de l'environnement, les industriels sont pour l'instant dans l'impasse. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec des gisements estim&#233;s &#224; plus de 5 000 milliards de m&#232;tres cubes en Pologne et en France, le gaz de schiste permettrait de doubler les quantit&#233;s de gaz extractibles en Europe, et repr&#233;sente donc un grand potentiel &#233;nerg&#233;tique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un gaz non conventionnel &lt;br class='autobr' /&gt;
Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Fossiles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La France est le premier &#233;tat au monde &#224; interdire l'exploitation de ces hydrocarbures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A moins de mettre au point une autre technologie, plus respectueuse de l'environnement, les industriels sont pour l'instant dans l'impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec des gisements estim&#233;s &#224; plus de 5 000 milliards de m&#232;tres cubes en Pologne et en France, le gaz de schiste permettrait de doubler les quantit&#233;s de gaz extractibles en Europe, et repr&#233;sente donc un grand potentiel &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un gaz non conventionnel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gaz de schiste est un gaz dit &#034;non conventionnel&#034; : il r&#233;side dans des roches m&#232;res argileuses, lamin&#233;es, o&#249; il a &#233;t&#233; form&#233; et d'o&#249; il ne peut migrer. Au contraire le gaz dit &#034;conventionnel&#034; se trouve dans des roches poreuses dans lesquelles il a migr&#233; et s'est accumul&#233; dans des sortes de &#034;poches&#034;. Dans les deux cas, il s'agit de m&#233;thane. Le gaz en lui-m&#234;me n'est pas &#224; l'origine de ces contraintes techniques mais la roche, peu perm&#233;able, qui le contient. Pour l'extraire, on injecte sous haute pression - plus de 100 bars - un fluide dit de &#034;fracturation&#034;. Il est compos&#233; d'eau (90%), de sable (9,5 %) et d'additifs chimiques (0,5 %). Les grains de sable maintiennent les fissures ouvertes de mani&#232;re &#224; perp&#233;tuer l'&#233;coulement des hydrocarbures vers la surface. Un probl&#232;me majeur concerne les additifs, dont certains sont r&#233;put&#233;s agressifs et polluants pour l'environnement. Leur int&#233;r&#234;t est d'&#233;viter la formation de bact&#233;ries et de favoriser le transport du sable dans les fissures. Sans eux, pas de fracturation et donc pas de gaz de schiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La composition de ces additifs d&#233;pend des caract&#233;ristiques du r&#233;servoir et des conditions du puits. Le cocktail chimique, inject&#233; par exemple dans les puits aux Etats-Unis, comprend 2 500 produits incluant 750 substances chimiques, parmi les-quelles 29 connues pour &#234;tre canc&#233;rig&#232;nes ; un rapport r&#233;dig&#233; par la Commission de l'&#233;nergie et du commerce de la Chambre des repr&#233;sentants am&#233;ricaine dresse la liste des compos&#233;s utilis&#233;s entre 2005 et 2009 : m&#233;thanol, naphtal&#232;ne, xyl&#232;ne, benz&#232;ne, tolu&#232;ne, etc. Des produits hautement dangereux, et notamment canc&#233;rig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les risques associ&#233;s &#224; ce type d'exploitation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, l'industrie d'extraction des hydrocarbures date de plus d'un demi-si&#232;cle. La fracturation hydraulique est aussi employ&#233;e en g&#233;othermie et pour la production de gaz conventionnel, notamment en offshore. Il existe pr&#232;s de deux millions de puits avec fracturation dans le monde &#224; l'heure actuelle, surtout d&#233;di&#233;s aux gaz conventionnels. Pour les gaz de schiste, la couche vis&#233;e est situ&#233;e entre 1 500 et 2 000 m&#232;tres. Celle-ci peut lib&#233;rer des radionucl&#233;ides et des m&#233;taux lourds. Ces &#233;l&#233;ments toxiques sont pr&#233;sents naturellement dans la couche argileuse contenant les gaz de schiste. Les fluides utilis&#233;s lors de la fracturation hydraulique r&#233;agissent avec les argiles qui d&#233;gagent alors ces &#233;l&#233;ments. Ces derniers peuvent de ce fait remonter vers la surface ou migrer vers les nappes phr&#233;atiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre risque de pollution, qui ne concerne d'ailleurs pas que l'exploitation des gaz de schiste : la possible contamination des aquif&#232;res, via le tube de forage. En surface, sur certains sites, des &#233;manations de m&#233;thane ont &#233;t&#233; d&#233;cel&#233;es au niveau des bassins de retraitement de l'eau pollu&#233;e, contribuant ainsi &#224; l'effet de serre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gaz de schiste dans le monde et en Europe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde, les ressources en gaz de schiste seraient du m&#234;me ordre de grandeur que celles de gaz conventionnel, et ces ressources seraient mieux r&#233;parties. Les chiffres qui figurent partout sont difficiles &#224; v&#233;rifier. Les ressources seraient de l'ordre de 500.1012 m3 (500 mille milliards de m&#232;tres cubes). La carte page suivante montre une estimation de la r&#233;partition de ces r&#233;serves bas&#233;es sur les zones o&#249; il existe des exploitations en place ou des indices forts de la pr&#233;sence de ces gaz et le tableau montre les volumes estim&#233;s par r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'Europe le tableau figurant page suivante donne les ressources estim&#233;es en comparaison avec les ressources en gaz conventionnel ; soit 4 202 milliards de m3 en gaz conventionnel et 16 470 milliards de m3 &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;cup&#233;rables en gaz de schiste (ces valeurs sont approximatives, puisque les recherches n&#233;cessaires &#224; leur &#233;valuation n'ont pas toujours &#233;t&#233; effectu&#233;es et que le facteur de r&#233;cup&#233;ration d&#233;pendant de la min&#233;ralogie, de la complexit&#233; g&#233;ologique du sous sol et des conditions d'exploitation peut varier entre 20% et 30%)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_103 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;96&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/bmp/F26-A1.bmp' width='273' height='502' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Illustration Flash 26 Article 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Cartographie des r&#233;serves av&#233;r&#233;es de gaz de schiste, non dat&#233;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En rouge, les r&#233;serves av&#233;r&#233;es de gaz de schiste, en jaune, les r&#233;serves suppos&#233;es, en blanc les zones o&#249; il pourrait y en avoir et en gris les zones o&#249; il n'y a pas d'information. &#169; EIA&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Zone g&#233;ographique&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;R&#233;serves estim&#233;es en 10^12 m^3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Am&#233;rique du Nord&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;115&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Am&#233;rique du Sud&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;95&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Afrique du Nord et Moyen Orient&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;75&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Afrique Sub-Saharienne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Europe de l'Ouest&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;15&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Europe de l'Est&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Ex Urss&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Asie Centrale et Chine&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;105&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Pacifique&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;75&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D'apr&#232;s un document de P Thomas laboratoire de g&#233;ologie de Lyon/ENS Lyon&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Pays&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Production de gaz conventionnel 2009 en milliards de m^3 (1)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;R&#233;serves prouv&#233;es de gaz conventionnel en milliards de m^3 (1)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ressources de gaz de schiste en place en milliards de m^3 (2)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Gaz de schiste techniquement r&#233;cup&#233;rable en milliards de m^3 (2)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Facteur de r&#233;cup&#233;ration escompt&#233; (2)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;France&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0.85&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5.7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20 376&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5 094&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25.0%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Allemagne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;15.6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;92.4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;934&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;226&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;24.2%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Pays Bas&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;73.3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 390&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 868&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;481&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25.7%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Norv&#232;ge&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;103.5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 215&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9 424&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 349&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;24.9%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Royaume Uni&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;59.6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;256&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 745&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;566&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20.6%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Danemark&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;8.4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;79&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 604&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;651&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25.0%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Su&#232;de&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4 641&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 160&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25.0%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Pologne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4.1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;164&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;22 414&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5 292&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23.6%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Lituanie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0.85&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;481&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;113&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23.5%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Total EU 27 + Norv&#232;ge&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;266&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4 202&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;65 487&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16 470&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25% env.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Production et r&#233;serves de gaz conventionnel compar&#233;es aux ressources en gaz de schiste en Europe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sources (2) US-EIA (2011), (1) BP (2010)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2010, dans le Sud-est de la France, les gaz de schiste ont suscit&#233; une contestation sans pr&#233;c&#233;dent. Dans la r&#233;gion, r&#233;put&#233;e riche en gisements, les manifestations se sont multipli&#233;es, les habitants refusant de voir &#224; terme des dizaines de puits d'exploitation pousser dans le paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, ils s'opposent au principe de fracturation hydraulique employ&#233; pour extraire le gaz. Jug&#233; tr&#232;s polluant, ce proc&#233;d&#233; requiert de grandes quantit&#233;s d'eau pour fissurer la roche. Chaque gisement peut comprendre plusieurs dizaines de puits. La dur&#233;e de l'exploitation de ces puits est tr&#232;s courte : souvent, elle ne d&#233;passe pas quelques mois. Pour l'exploitation de chaque puits, on injecte entre 10 000 et 20 000 m3 d'eau charg&#233;s de substances chimiques. Une part variable de cette eau remonte &#224; la surface par le tube de forage et est retrait&#233;e dans les bassins de d&#233;cantation pour &#234;tre r&#233;inject&#233;e ensuite. L'autre part reste coinc&#233;e dans la roche... Un puits est &#8220;fractur&#233;&#8221; au maximum une quinzaine de fois...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interdit en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine six mois plus tard, la France devient le premier Etat au monde &#224; interdire cette technique. Le gouvernement est m&#234;me all&#233; plus loin au d&#233;but du mois d'octobre puisque les trois permis de recherche qui avaient &#233;t&#233; octroy&#233;s &#224; Total et &#224; l'am&#233;ricain Schuepbach ont tout bonnement &#233;t&#233; annul&#233;s. En cons&#233;quence, les industriels sont bloqu&#233;s. A moins que des recherches n'aboutissent &#224; un proc&#233;d&#233; d'extraction rentable et moins destructeur pour l'environnement, l'extraction par fracturation hydraulique ne verra pas le jour dans l'Hexagone. A titre de comparaison, aux Etats-Unis, les exploitants n'ont pas eu &#224; montrer patte blanche vis-&#224;-vis des autorit&#233;s ou du public. La ru&#233;e vers les gaz de schiste y a d&#233;but&#233; en 2001. Dix ans plus tard, le pays compte 500 000 puits, dont l'exploitation repr&#233;senterait 22 % de la production nationale de gaz en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'Assembl&#233;e Nationale, le d&#233;bat se poursuit cependant sur l'utilisation de proc&#233;d&#233;s d'extraction alternatifs et exp&#233;rimentaux, ainsi que sur la question de l'interdiction de tous les hydrocarbures non-conventionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique en Pologne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse, la Pologne, o&#249; se concentrent les r&#233;serves les plus importantes, voit dans le d&#233;veloppement de ces gaz l'opportunit&#233; d'affirmer son ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique vis-&#224;-vis de la Russie, son principal fournisseur. L'exploitation commerciale de ce gaz non conventionnel commencera d&#232;s 2014, ont par ailleurs annonc&#233; r&#233;cemment les autorit&#233;s polonaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Pologne qui, jusqu'&#224; pr&#233;sent, militait en faveur d'une approche europ&#233;enne commune sur la question du gaz de schiste, a cr&#233;&#233; la surprise lundi 3 octobre en faisant volte-face. Dans une &#233;tude, elle juge cette ambition irr&#233;alisable, compte-tenu de la complexit&#233; et de l'ampleur du d&#233;bat. Les autorit&#233;s craindraient que l'Europe ne restreigne l'exploitation des gaz non-conventionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La position de l'Europe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en s'est saisi de la question et a publi&#233; une &#233;tude en juin 2011. La commission de l'&#233;nergie s'est &#224; son tour saisie du dossier le 5 octobre 2011, tandis que la commissaire en charge du Climat s'est exprim&#233;e contre un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste en Europe. Pour l'instant, au niveau europ&#233;en il n'y a pas de position commune sur cette exploitation et les pays avancent en ordre dispers&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;bats interviennent alors m&#234;me qu'un rapport vient d'&#234;tre publi&#233; par le Canada, pointant l'utilisation de crit&#232;res environnementaux d&#233;faillants lors de l'&#233;valuation de ses projets d'exploitation. Le Canada poss&#232;de 12 % des r&#233;serves p&#233;troli&#232;res mondiales, principalement sous la forme de sables bitumineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des alternatives &#224; la fracturation hydraulique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le l&#233;gislateur, en interdisant la fracturation hydraulique, interdit la production de gaz de schiste. En clair, les industriels devront trouver d'autres moyens d'exploiter les gisements. Une alternative possible serait la fracturation au CO2. Mais ce proc&#233;d&#233; est loin d'&#234;tre au point ; pour l'instant la technique n'est pas op&#233;rationnelle. Quelques essais ont &#233;t&#233; men&#233;s en Espagne. Ils se sont sold&#233;s par des &#233;checs. De plus cette technique reste encore exp&#233;rimentale, mais trouver et acheminer du CO2 n'est pas chose facile et le co&#251;t de cet acheminement est important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre inject&#233;, le CO2 doit &#234;tre en phase &#8220;supercritique&#8221;. Un &#233;tat qui fait que, dans certaines conditions de pressions et de temp&#233;ratures, le CO2 se comporte comme un liquide. Or, ce changement de phase est mal ma&#238;tris&#233;. Autre inconv&#233;nient &#224; cette m&#233;thode : le CO2 inject&#233; en profondeur acidifie l'eau pr&#233;sente dans les sous-sols. Cette eau acidifi&#233;e peut migrer, &#224; travers les fissures provoqu&#233;es par la fracturation, jusqu'aux couches rocheuses carbonat&#233;es et les dissoudre. Cette dissolution &#233;largit les fissures et entra&#238;ne la remont&#233;e plus rapide des produits chimiques &#224; la surface. Ceci en traversant et contaminant les aquif&#232;res. Ce processus de dissolution se fait naturellement, sur une &#233;chelle de temps qui varie entre 500 000 ans et un million d'ann&#233;es. Mais avec la fracturation au CO2, le ph&#233;nom&#232;ne est consid&#233;rablement acc&#233;l&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D'autres m&#233;thodes sont envisag&#233;es mais actuellement elles n'ont pas d&#233;pass&#233; le stade du laboratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nota : voir &#233;galement les flash 22, 23 et 25 de Centrale Energie&lt;br class='autobr' /&gt;
Sources : IFP Energies Nouvelles, Laboratoire de g&#233;ologie de Lyon, Laboratoire d'hydrog&#233;ologie de Montpellier, Commission Europ&#233;enne, Parlement Europ&#233;en, Parlement Fran&#231;ais, Minist&#232;re de l'&#201;cologie, du D&#233;veloppement durable, des Transports et du Logement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/spip/IMG/pdf/CE-Flash_26-nov_11.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;26&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gaz de Schistes : les Raisons de la Col&#232;re</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article61</link>
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		<dc:date>2011-05-01T07:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Poirson (ECN 71)</dc:creator>


		<dc:subject>Fossiles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La France aurait son or noir : les gaz de schiste, du gaz naturel qu'il faut d&#233;loger en fracturant la roche (voir l'article sur les gaz non conventionnels paru dans le flash 22). Aux &#201;tats-Unis, un documentaire fustige leur exploitation, redoutable pour l'environnement. En France, depuis que le gouvernement a d&#233;livr&#233; trois permis de recherche pour ce gaz naturel, les protestations se multiplient. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'en est-il vraiment ? Faut-il craindre l'exploitation des gaz de schiste ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux &#201;tats-Unis, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Fossiles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La France aurait son or noir : les gaz de schiste, du gaz naturel qu'il faut d&#233;loger en fracturant la roche (voir l'article sur les gaz non conventionnels paru dans le flash 22). Aux &#201;tats-Unis, un documentaire fustige leur exploitation, redoutable pour l'environnement. En France, depuis que le gouvernement a d&#233;livr&#233; trois permis de recherche pour ce gaz naturel, les protestations se multiplient.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il vraiment ? Faut-il craindre l'exploitation des gaz de schiste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, certains industriels positionn&#233;s sur ce march&#233; technologiquement mature et encourag&#233; au nom de l'autonomie &#233;nerg&#233;tique ont fini par polluer des nappes phr&#233;atiques. &lt;i&gt;Gasland&lt;/i&gt;, le documentaire diffus&#233; en 2010 aux Etats-Unis, d&#233;nonce les ravages &#233;cologiques de l'exploitation des gaz de schiste outre-Atlantique : pollution des nappes, rejets toxiques en rivi&#232;re, &#233;manations douteuses au robinet des maisons, mitage des paysages, contaminations radioactives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le gouvernement a pri&#233; les d&#233;tenteurs des permis de recherche de n'entreprendre aucun forage en attendant les conclusions d'une &#233;tude d'impact environnemental. Une sorte de moratoire. L'&#233;tude fran&#231;aise doit accoucher d'un rapport fin mai. Un pr&#233;&#8211;rapport d'&#233;tape vient de para&#238;tre. Tandis que les propositions de loi visant &#224; interdire ce type d'exploitation se multiplient et qu'un d&#233;bat sur le sujet est pr&#233;vu le 10 mai &#224; l'Assembl&#233;e Nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exploitation des gaz de schiste outre-Atlantique a d&#233;but&#233; dans les ann&#233;es 1970 et a &#233;t&#233; encourag&#233;e par le gouvernement f&#233;d&#233;ral en laissant le champ libre aux compagnies et m&#234;me en limitant le r&#244;le de l'agence f&#233;d&#233;rale de protection de l'environnement (EPA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;a. L'exploitation et les nappes phr&#233;atiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gaz de schiste est pr&#233;sent dans le sous-sol sous forme diffuse, au sein m&#234;me de la roche m&#232;re. Cette configuration particuli&#232;re n&#233;cessite des techniques d'extraction sp&#233;cifiques. Il s'agit de cr&#233;er des fissures artificielles pour d&#233;loger le gaz de sa matrice : c'est le principe de la fracturation hydraulique. Celle-ci s'effectue en injectant de l'eau sous pression, m&#233;lang&#233;e &#224; du sable pour faire &#233;clater la roche. Les particules de sable, parfois associ&#233;es &#224; des billes d'alumine, se logent dans les fractures cr&#233;&#233;es pour &#233;viter qu'elles ne se referment aussit&#244;t. Une fois la voie libre, le m&#233;thane s'&#233;chappe et remonte &#224; la surface par une canalisation parall&#232;le &#224; celle qui achemine le fluide. Ce dernier est (partiellement) r&#233;cup&#233;r&#233; par la m&#234;me occasion. De plus, pour maximiser l'efficacit&#233; du puits, les foreurs ajoutent des produits chimiques dans le fluide. Selon Gasland, ces 0,14 % d'additifs ont donn&#233; lieu &#224; des contaminations de nappes phr&#233;atiques. Parmi ces additifs, on trouve des agents antimicrobiens comme le m&#233;thanol, de l'acide chlorhydrique pour dissoudre les ciments min&#233;raux dans les fractures, ou encore des inhibiteurs de d&#233;p&#244;ts comme l'&#233;thyl&#232;ne glycol. Sur 260 produits r&#233;pertori&#233;s par la justice am&#233;ricaine, huit sont des canc&#233;rig&#232;nes av&#233;r&#233;s. Normalement ces produits se trouvent ensuite pi&#233;g&#233;s dans la roche ; on ne devrait donc pas les retrouver dans les aquif&#232;res qui surplombent les couches fractur&#233;es. En effet, le puits par lequel descendent les tuyaux et l'eau sous pression finit par former un coude, pour ensuite progresser horizontalement en &#233;pousant la couche schisteuse. Mais avant ce coude, il traverse verticalement plusieurs centaines de m&#232;tres de couches g&#233;ologiques. C'est &#224; ces faibles profondeurs que se trouvent les nappes phr&#233;atiques ; &#224; ce niveau, il est donc n&#233;cessaire de bien &#233;tanch&#233;ifier les parois du puits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Pennsylvanie par exemple, certains exploitants ont trait&#233; cette &#233;tape &#224; la l&#233;g&#232;re : faute d'&#233;tanch&#233;it&#233;, le fluide de fragmentation inject&#233; a migr&#233; dans l'aquif&#232;re et pollu&#233; l'eau. Sans compter qu'aux &#201;tats-Unis la loi exon&#232;re les foreurs de transparence sur la composition des fluides inject&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;b. Le traitement des effluents&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce risque de pollution souterraine se greffe un risque de pollution en surface. En effet, le fluide de fracturation remonte certes avec du gaz, mais aussi avec des &#233;l&#233;ments lessiv&#233;s en sous-sol. La roche m&#232;re &#233;tant compos&#233;e de feuillets &#224; la surface desquels se trouvent des m&#233;taux comme le cuivre, le plomb, le zinc..., l'injection de fluides peut provoquer un d&#233;tachement de ces &#233;l&#233;ments qui remontent avec le fluide &#224; son retour. En outre, l'eau remonte sal&#233;e. Ces &#233;l&#233;ments doivent donc &#234;tre &#233;limin&#233;s avant le rejet de l'eau &#224; la rivi&#232;re, ou avant sa r&#233;utilisation pour un nouveau cycle de fracturation, car en pr&#233;cipitant sous l'effet de la pression, les particules solides et l'exc&#232;s de sel peuvent diminuer la productivit&#233;, voire endommager le puits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, aux &#201;tats-Unis, ce recyclage a parfois fait d&#233;faut, et des pollutions ont &#233;t&#233; constat&#233;es, dans l'Oklahoma notamment. De plus, dans un certain nombre de cas, le traitement de ces effluents a &#233;t&#233; sous-trait&#233; aux stations de retraitement des eaux us&#233;es des collectivit&#233;s voi-sines, sans que celles-ci aient une id&#233;e pr&#233;cise de leur composition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, le faible niveau de contr&#244;le de ces effluents a permis le rejet dans la nature d'&#233;l&#233;ments radioactifs remont&#233;s avec les fluides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;c. La consommation en eau&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recycler le fluide est pourtant une r&#233;ponse id&#233;ale &#224; une autre probl&#233;matique : les pr&#233;l&#232;vements sur la ressource en eau. Une question qui se pose avec d'autant plus d'acuit&#233; dans les r&#233;gions arides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet aux USA, les exploitants avouent utiliser 10.000 m3 &#224; 15.000 m3 d'eau par puits. Ces chiffres pourraient sembler faibles si, pour exploiter les gaz de schiste, il n'y avait pas &#224; forer bien plus souvent, et de mani&#232;re plus rapproch&#233;e, que pour pomper du gaz conventionnel. En effet, un puits de gaz de schiste s'&#233;puise vite, et il faut rapidement forer &#224; c&#244;t&#233; pour maintenir le rythme de production. Dans les grands espaces des Etats&#8211;Unis, cette consommation fonci&#232;re est indolore. D'autant que le code minier am&#233;ricain permet au propri&#233;taire du terrain de toucher des royalties sur le gaz de schiste extrait sous sa propri&#233;t&#233;. Rien de tel en France o&#249; l'atteinte au paysage sera sans doute moins accept&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, il est possible de rassembler plusieurs forages en une m&#234;me plateforme, dite &#034;cluster&#034; ; mais avec sa route d'acc&#232;s et son bassin de d&#233;cantation chaque cluster fait tout de m&#234;me un hectare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;d. Les risques sismiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, l'injection de fluides &#224; haute pression &#224; proximit&#233; d'une faille peut induire une secousse sismique en r&#233;activant celle-ci, comme cela s'est produit r&#233;cemment en Suisse, o&#249; un forage g&#233;othermique a provoqu&#233; un s&#233;isme, de faible magnitude, mais ressenti par la population. En France, cet al&#233;a existe &#224; la frange des zones dans lesquelles le gaz de schiste doit &#234;tre recherch&#233;, au sud-est, sur la faille de la Durance. Les petites failles poseront alors davantage de probl&#232;me que les grandes car elles ne sont pas cartographi&#233;es. Il est donc possible qu'un exploitant place &#224; leur proximit&#233; un forage sans se douter du risque couru.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etude d&#233;taill&#233;e du sous-sol lors de la phase exploratoire, additifs moins nocifs, traitement de l'eau, &#233;tanch&#233;it&#233; des puits, contr&#244;le des exploitations, remise en &#233;tat des sites, information de la population : ces solutions auront un co&#251;t que les op&#233;rateurs devront int&#233;grer &#224; leurs calculs de rentabilit&#233;, une fois la phase exploratoire achev&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;e. Le pr&#233;-rapport de la mission d'&#233;valuation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;-rapport, qui vient d'&#234;tre publi&#233;, pr&#233;conise des travaux d'exploration, mais dans un cadre strict.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demand&#233; en f&#233;vrier par le gouvernement, le document analyse les enjeux &#233;conomiques, sociaux et environnementaux des huiles et gaz de schiste. Sans pour autant &#234;tre d&#233;favorable &#224; des travaux de recherche et des tests d'exploration, il pose quatre conditions. Des conditions qui doivent &#234;tre &lt;i&gt;&#034;imp&#233;rativement satisfaites&#034;&lt;/i&gt; avant toute exploration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, l'exploration doit se faire avec une bonne connaissance de la g&#233;ologie et de l'hydrog&#233;ologie locales. Ensuite, les travaux doivent &#234;tre r&#233;alis&#233;s avec les meilleures technologies disponibles. Parall&#232;lement, il doit y avoir un strict encadrement juridique et technique des travaux de recherche. Et enfin, la police des mines doit pouvoir intervenir sur le terrain avec des contr&#244;les rigoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Il serait dommageable, pour l'&#233;conomie et pour l'emploi, que notre pays aille jusqu'&#224; s'interdire de disposer d'une &#233;valuation approfondie de la richesse potentielle&#034;,&lt;/i&gt; souligne par ailleurs le pr&#233;-rapport. &lt;i&gt;Accepter de rester dans l'ignorance d'un &#233;ventuel potentiel ne serait coh&#233;rent ni avec les objectifs de la loi, ni avec le principe de pr&#233;caution. Mais, pour ce faire, il est indispensable de r&#233;aliser des travaux de recherche et des tests d'exploration&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport propose &#233;galement la cr&#233;ation d'un comit&#233; scientifique national compos&#233; d'experts du BRGM, de l'Institut des &#233;nergies nouvelles et de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce pr&#233;-rapport, les industriels semblent conserver une mince marge de man&#339;uvre sur le dossier des gaz de schiste. Un dossier qui semblait plut&#244;t condamn&#233; depuis l'interdiction totale pr&#244;n&#233;e par le premier ministre Fran&#231;ois Fillon &#224; l'Assembl&#233;e nationale, le 13 avril dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;-rapport constitue un premier document officiel de r&#233;f&#233;rence. Nul doute qu'il sera au c&#339;ur du d&#233;bat organis&#233; le 10 mai &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_23.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176;23&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le stockage de l'&#233;nergie &#233;lectrique</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article102</link>
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		<dc:date>2010-03-01T18:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Poirson (ECN 71)</dc:creator>


		<dc:subject>Vecteurs et stockage d'&#233;nergie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;nergie &#233;lectrique ne pouvant &#234;tre stock&#233;e, il est donc n&#233;cessaire lorsque les sources ou la consommation sont intermittentes (cas des &#233;nergies renouvelables ou d'une production de base non interruptible et exc&#233;dentaire &#224; certaines heures) de proc&#233;der &#224; la mise en stock de l'&#233;nergie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce stockage passe donc le plus souvent par une forme d'&#233;nergie interm&#233;diaire issue par conversion de l'&#233;lectricit&#233; produite. Cette &#233;nergie interm&#233;diaire est par la suite convertie en &#233;nergie &#233;lectrique en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;Vecteurs et stockage d'&#233;nergie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;nergie &#233;lectrique ne pouvant &#234;tre stock&#233;e, il est donc n&#233;cessaire lorsque les sources ou la consommation sont intermittentes (cas des &#233;nergies renouvelables ou d'une production de base non interruptible et exc&#233;dentaire &#224; certaines heures) de proc&#233;der &#224; la mise en stock de l'&#233;nergie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce stockage passe donc le plus souvent par une forme d'&#233;nergie interm&#233;diaire issue par conversion de l'&#233;lectricit&#233; produite. Cette &#233;nergie interm&#233;diaire est par la suite convertie en &#233;nergie &#233;lectrique en fonction des besoins. Les principales &#233;nergies interm&#233;diaires utilis&#233;es pour le stockage sont les &#233;nergies :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Gravitaire dans un syst&#232;me de pompage / turbinage ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Thermique dans un syst&#232;me de chaleur latente ou sensible ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pression dans un syst&#232;me de compression d'air ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Chimique dans un syst&#232;me d'accumulateurs &#233;lectrochimiques ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Chimique dans un syst&#232;me de stockage par &#233;lectrolyse/hydrog&#232;ne et pile &#224; combustible ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cin&#233;tique dans un syst&#232;me &#224; volant d'inertie ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#201;lectromagn&#233;tique dans un syst&#232;me &#224; courant permanent dans une bobine supraconductrice ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#201;lectrostatique dans un syst&#232;me &#224; super condensateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi toutes ces &#233;nergies interm&#233;diaires, certaines sont technologiquement matures comme le pompage/turbinage, certains super condensateurs et les batteries d'accumulateurs &#233;lectrochimiques. D'autres sont &#224; l'&#233;tat de prototype plus ou moins avanc&#233; comme la compression d'air (pression) et le volant d'inertie. Le stockage par &#233;lectrolyse de l'eau et pile &#224; combustible est dans le domaine de la recherche ; tout comme le stockage de la chaleur et le courant permanent dans une bobine supraconductrice.&lt;br class='manualbr' /&gt;Chaque forme d'&#233;nergie r&#233;pond &#224; certains types de besoins ; en effet leur capacit&#233; en cycles, leur temps de mise en route et leur dur&#233;e de stockage sont tr&#232;s diff&#233;rents. La capacit&#233; de stockage et la puissance disponible d&#233;pendent de l'application ; la r&#233;gularisation d'un r&#233;seau, l'autonomie, la dur&#233;e de vie, la r&#233;activit&#233; et le co&#251;t du syst&#232;me sont les facteurs dimensionnant et donc d&#233;terminant le choix du stockage. Par exemple pour un site isol&#233; la r&#233;tention de la charge en &#233;nergie interm&#233;diaire doit &#234;tre suffisamment grande pour l'application et le type d'&#233;nergie renouvelable utilis&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Actuellement les solutions les plus utilis&#233;es sont les batteries pour les petites capacit&#233;s et le pompage/turbinage pour les grandes capacit&#233;s. Le stockage d'&#233;nergie est un enjeu majeur pour permettre une r&#233;elle p&#233;n&#233;tration des ressources renouvelables du fait de leur intermittence.&lt;br class='manualbr' /&gt;M&#234;me si il reste de nombreux probl&#232;mes techniques &#224; r&#233;soudre , le stockage, quoique difficile, est n&#233;anmoins possible et peut ainsi contribuer au d&#233;veloppement durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes &#224; r&#233;soudre sont surtout d'ordre &#233;conomique. Le stockage doit donc devenir comp&#233;titif dans de plus nombreux secteurs. Ce qui n&#233;cessite le d&#233;veloppement de nouvelles solutions ou de variantes technologiquement bien adapt&#233;es aux besoins et par cons&#233;quent de mieux les d&#233;finir et les caract&#233;riser. Les mod&#232;les &#233;nerg&#233;tiques et l'appr&#233;ciation du vieillissement devront &#233;galement &#234;tre am&#233;lior&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_186 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://centrale-energie.fr/IMG/jpg/tableau_1_flash_16.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/jpg/tableau_1_flash_16.jpg?1768602424' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Vs pouvez retrouver cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_16.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;flash n&#176;16&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La production d'&#233;lectricit&#233; de la Grande Bretagne est-elle en passe de s'effondrer ?</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article110</link>
		<guid isPermaLink="true">http://centrale-energie.fr/spip.php?article110</guid>
		<dc:date>2009-09-01T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Poirson (ECN 71)</dc:creator>


		<dc:subject>Vecteurs et stockage d'&#233;nergie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'apr&#232;s deux articles parus dans The Economist le 6/08/09 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;seau britannique montre des signes de faiblesse. Lors des jours froids du d&#233;but 2009, la demande d'&#233;lectricit&#233; a atteint 59GW, 45% provenant du gaz, 35% du charbon, 15% du nucl&#233;aire, les 5% restant d'un ensemble d'autres sources. Lorsque deux centrales, l'une nucl&#233;aire et l'autre au charbon, ont du &#234;tre arr&#234;t&#233;es, il y a eu des coupures sur le r&#233;seau. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, une partie des 75GW install&#233;s n'est pas op&#233;rationnelle ; ainsi, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;Vecteurs et stockage d'&#233;nergie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'apr&#232;s deux articles parus dans The Economist le 6/08/09&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau britannique montre des signes de faiblesse. Lors des jours froids du d&#233;but 2009, la demande d'&#233;lectricit&#233; a atteint 59GW, 45% provenant du gaz, 35% du charbon, 15% du nucl&#233;aire, les 5% restant d'un ensemble d'autres sources. Lorsque deux centrales, l'une nucl&#233;aire et l'autre au charbon, ont du &#234;tre arr&#234;t&#233;es, il y a eu des coupures sur le r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, une partie des 75GW install&#233;s n'est pas op&#233;rationnelle ; ainsi, une part importante devrait &#234;tre arr&#234;t&#233;e dans les prochaines ann&#233;es. D'apr&#232;s le gouvernement, il manquerait 20 GW en 2015, mais les &#233;tudes d'EDF pr&#233;voient un manque de 32 GW et celles d'E.ON un manque de 26 GW.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_197 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L256xH248/Image1_flash_13_P2-30597.jpg?1768654034' width='256' height='248' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2015 la puissance n&#233;cessaire lors des pics de consommation est &#233;valu&#233;e &#224; 64 GW ; d'o&#249; cela proviendra-t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet les centrales nucl&#233;aires et les centrales au charbon sont anciennes. Parmi les premi&#232;res, la moiti&#233; est arr&#234;t&#233;e et en passe de perdre son autorisation d'exploitation et aucune nouvelle centrale nucl&#233;aire ne pourra &#234;tre achev&#233;e avant 2017. Quant aux secondes, elles ne sont pas conformes aux nouvelles r&#232;gles europ&#233;ennes tant en ce qui concerne les &#233;missions d'oxydes de soufre et d'azote qu'en mati&#232;re d'&#233;mission de particules. Elles demandent la mise en place d'&#233;quipements co&#251;teux pour leur mise en conformit&#233;, mais compte tenu de leur &#226;ge les exploitants ne souhaitent pas les en &#233;quiper et les centrales non &#233;quip&#233;es devraient fermer en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques qui ont pr&#233;valu apr&#232;s la lib&#233;ralisation des march&#233;s ont &#233;t&#233; purement &#233;conomiques et n'ont pas pris en compte les effets du r&#233;chauffement climatique et la s&#233;curit&#233; d'approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la Grande Bretagne a pr&#233;vu de baisser de 34% ses &#233;missions de CO2 en 2020, pour atteindre une baisse de 80% en 2050, il est injustifi&#233; de construire de nouvelles centrales &#224; charbon pour faire face &#224; la demande. Quant aux projets d'utilisation de l'&#233;nergie des vagues, du soleil et du vent, et en particulier l'&#233;olien offshore, qui pr&#233;voient l'installation de 33 GW de champs &#233;oliens, d'aucuns doutent de leur r&#233;alisation compte tenu qu'actuellement il n'y a que 0.6 GW install&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, du fait de l'opposition des riverains et du manque de subventions de l'&#233;tat, cet objectif ambitieux ne serait pas atteint. Qui plus est, l'intermittence de la production de ces &#233;quipements ne suffira pas &#224; combler le d&#233;ficit de puissance n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_198 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L256xH201/Image_2_flash_13_P2-645b1.jpg?1768654034' width='256' height='201' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, puisque le charbon est trop sale, le nucl&#233;aire trop long &#224; construire et les &#233;nergies renouvelables limit&#233;es, les producteurs investissent dans de nouvelles centrales au gaz, peu ch&#232;res et rapides &#224; construire. Le probl&#232;me est que la Grande Bretagne produit d&#233;j&#224; 46% de son &#233;lectricit&#233; &#224; partir du gaz et que la production de la mer du Nord a atteint son maximum en 1999 et depuis d&#233;cro&#238;t rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_199 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L255xH248/Image_3_flash_13_P2-841ca.jpg?1768654034' width='255' height='248' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la recherche d'autres sources d'approvisionnement comme le font la Norv&#232;ge, le Moyen Orient (gaz liqu&#233;fi&#233;), la Russie (avec les risques li&#233;s &#224; ces deux derniers march&#233;s et la n&#233;cessit&#233; d'accro&#238;tre les capacit&#233;s de stockage, de construire des terminaux m&#233;thaniers et de nouveaux pipe-lines). De plus, le prix du gaz &#233;tant corr&#233;l&#233; au prix du p&#233;trole, il est sujet &#224; de fortes variations, ce qui peut poser des probl&#232;mes avec les clients qui utilisent aussi majoritairement le gaz pour le chauffage et les usages domestiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres mesures n&#233;cessaires pour faire face &#224; cette diminution seraient, d'une part l'augmentation de capacit&#233; des lignes reliant la Grande Bretagne au continent, participant ainsi &#224; la cr&#233;ation d'un r&#233;seau &#233;lectrique europ&#233;en plus sur, et d'autre part la taxation du CO2 &#224; un niveau convenable pour faciliter les investissements &#224; long terme et participer &#224; la mise en place d'un niveau plancher du prix de l'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette article est aussi disponible dans &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_13.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le Flash n&#176;13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le solaire photovolta&#239;que</title>
		<link>http://centrale-energie.fr/spip.php?article125</link>
		<guid isPermaLink="true">http://centrale-energie.fr/spip.php?article125</guid>
		<dc:date>2009-01-20T16:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Poirson (ECN 71)</dc:creator>


		<dc:subject>Renouvelables</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet article reprend les principaux points d&#233;velopp&#233;s lors de la conf&#233;rence de Centrale-Energies du 23 octobre 2008 sur l'&#233;nergie solaire photovolta&#239;que ainsi que lors de la conf&#233;rence organis&#233;e par la SEE sur le m&#234;me th&#232;me le 6 d&#233;cembre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Terre baigne dans l'&#233;nergie solaire, avec 1,56.1018 kWh/an, oc&#233;ans compris. L'&#233;nergie solaire incidente repr&#233;sente plus de 10 000 fois la consommation mondiale d'&#233;nergie (environ 1,1.1014 kWh). Il s'agit donc d'une &#233;nergie abondante, renouvelable, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://centrale-energie.fr/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Renouvelables&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet article reprend les principaux points d&#233;velopp&#233;s lors de la conf&#233;rence de Centrale-Energies du 23 octobre 2008 sur l'&#233;nergie solaire photovolta&#239;que ainsi que lors de la conf&#233;rence organis&#233;e par la SEE sur le m&#234;me th&#232;me le 6 d&#233;cembre 2007. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Terre baigne dans l'&#233;nergie solaire, avec 1,56.1018 kWh/an, oc&#233;ans compris. L'&#233;nergie solaire incidente repr&#233;sente plus de 10 000 fois la consommation mondiale d'&#233;nergie (environ 1,1.1014 kWh). Il s'agit donc d'une &#233;nergie abondante, renouvelable, qui pourrait couvrir la totalit&#233; ou une grande part de nos besoins &#233;nerg&#233;tiques futurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cas de la France, la quantit&#233; d'&#233;nergie re&#231;ue en moyenne varie entre 1,0 MWh/an/m2 et 1,5 MWh/an/m2. Elle atteint 2,7 MWh/m2/an dans le Sahara.&lt;br class='manualbr' /&gt;La puissance normalis&#233;e d'un module photovolta&#239;que exprim&#233;e en Wc (Watt cr&#234;te) correspond &#224; la puissance &#233;lectrique qu'il d&#233;livre sous un &#233;clairement solaire normalis&#233; de 1 kW/m2, correspondant &#224; l'&#233;nergie re&#231;ue en plein midi face au Soleil par temps clair sous la latitude de l'Espagne&lt;br class='manualbr' /&gt;En consid&#233;rant des modules photovolta&#239;ques de 10 % de rendement &#233;lectrique, l'&#233;nergie produite sera en moyenne en France d'environ 120 kWh/an/m2. Pour atteindre la production &#233;lectrique fran&#231;aise d'environ 550 TWh/an, il faudrait donc couvrir environ 4600 km2 de surface. Or la surface b&#226;tie en France repr&#233;sente plus de 10 000 km2 et les infrastructures routi&#232;res plus de 16 000 km2, en &#233;quipant une fraction de ces surfaces on pourrait donc produire assez d'&#233;lectricit&#233; pour couvrir les besoins de la France (&#224; condition de pouvoir la stocker).&lt;br class='manualbr' /&gt;Ces analyses trouvent leur prolongement dans les programmes de &#171; toits photovolta&#239;ques &#187; en Allemagne ou au Japon, d&#233;velopp&#233;s depuis plusieurs ann&#233;es et maintenant en France.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le rayonnement solaire est constitu&#233; de photons dont la longueur d'onde s'&#233;tend de l'ultraviolet &#224; l'infrarouge lointain avec une majorit&#233; dans le visible autour d'un pic &#224; 0,45 &#181;m. La conversion photovolta&#239;que est la transformation de l'&#233;nergie du photon en &#233;nergie &#233;lectrique gr&#226;ce au processus d'absorption de la lumi&#232;re par la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une cellule d&#233;livre seulement une puissance de quelques W sous une tension d'environ 0,6 V. Le courant obtenu est continu Pour obtenir un g&#233;n&#233;rateur plus puissant, on connecte les cellules en s&#233;rie et en parall&#232;le. L'ensemble r&#233;alis&#233; est appel&#233; alors module photovolta&#239;que, dont les dimensions peuvent &#234;tre de l'ordre du m&#232;tre carr&#233; et la puissance aller jusqu'&#224; 200 Wc. Ces modules sont ensuite associ&#233;s entre eux pour former un champ de modules, constituant une installation photovolta&#239;que. Le courant continu est transform&#233; en courant alternatif par un onduleur. Le courant peut &#234;tre utilis&#233; soit directement, soit inject&#233; sur le r&#233;seau. &#192; c&#244;t&#233; des &#233;quipements des toitures, l'installation de centrales photovolta&#239;ques ayant des puissances allant de la centaine de kWc &#224; quelques MWc se d&#233;veloppe rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le co&#251;t &#233;lev&#233; actuel de l'&#233;lectricit&#233; photovolta&#239;que appara&#238;t comme un frein &#224; son d&#233;veloppement. Cependant ce co&#251;t, aujourd'hui d'environ 2 &#224; 3 &#8364; par Wc, baisse r&#233;guli&#232;rement et pourrait passer dans quelques ann&#233;es sous la barre symbolique de 1 &#8364; par Wc. Les effets d'&#233;chelle et l'am&#233;lioration des technologies sont &#224; la base de ces progr&#232;s constants.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_222 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/jpg/flash_9_Image1.jpg?1768602425' width='500' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1980 &#224; 2007 : 26 &#224; 3 Euros /Wc - 0 &#224; 2500 MWc/an&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, la comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;nergie photovolta&#239;que est un objectif r&#233;alisable dans les prochaines ann&#233;es. L'acc&#233;l&#233;ration de ce processus fait l'objet de politiques volontaristes de nombreux &#201;tats, accordant &#224; la production d'&#233;lectricit&#233; photovolta&#239;que, fournie au r&#233;seau &#233;lectrique, des co&#251;ts de rachat incitatifs. La France, avec son tarif de rachat de 0.55&#8364;/kWh pour des modules int&#233;gr&#233;s &#224; l'architecture va essayer de rejoindre le peloton des pays qui avec l'Allemagne, le Japon et l'Espagne font la course en t&#234;te. &lt;br class='manualbr' /&gt;L'&#233;volution de la production de modules photovolta&#239;ques conna&#238;t une croissance exceptionnelle avec un taux de 30 &#224; 40 % par an depuis plusieurs ann&#233;es, avec en 2005 une production d'environ 1 800 MWc. C'est donc un domaine industriel en plein d&#233;veloppement. Cependant cette progression spectaculaire ne doit pas faire oublier que cette puissance, reste n&#233;gligeable dans le paysage &#233;nerg&#233;tique et par rapport aux besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une projection des &#233;volutions compar&#233;es au niveau mondial de l'&#233;nergie consomm&#233;e et de l'&#233;nergie photovolta&#239;que, montre que cette derni&#232;re pourrait atteindre 10 &#224; 20 % en 2050 (auxquels il faut ajouter les autres &#233;nergies renouvelables).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rentes fili&#232;res photovolta&#239;ques exploit&#233;es aujourd'hui sont les cellules au silicium monocristallin et polycristallin, les cellules au silicium amorphe, les cellules au dis&#233;l&#233;niure de cuivre et d'indium (CIS), au tellurure de cadmium (CdTe) ; les cellules au silicium (Si) sont &#224; la base de pr&#232;s de 98 % de la production photovolta&#239;que. D'autres fili&#232;res sont &#233;galement explor&#233;es telles les cellules du type GaAs et InP, qui appartiennent &#224; la cat&#233;gorie des cellules &#224; multijonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photovolta&#239;que est un domaine en pleine &#233;bullition tant au niveau industriel qu'au niveau de la recherche, tout d'abord autour de la fili&#232;re principale au silicium, mais aussi dans la fili&#232;re des couches minces non silicium, puis dans de nouvelles fili&#232;res exploitant des concepts ou mat&#233;riaux nouveaux et enfin dans l'&#233;mergence d'une recherche sur les tr&#232;s hauts rendements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles fili&#232;res, bas&#233;es sur l'utilisation de colorants ou de mat&#233;riaux organiques, n&#8216;en sont qu'&#224; leurs balbutiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;1975 &#224; 2005 : efficiency (1 &#224; 36 %)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/IMG/jpg/flash_9_Image2_.jpg?1768602426' width='500' height='338' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien que la majeure partie de la production de cellules soit faite sur des substrats de verre, une fili&#232;re commence &#224; se d&#233;velopper, utilisant des supports souples tr&#232;s minces, soit m&#233;talliques (quelques &#181;m), soit plastiques. L'avantage de ces supports est leur poids, leur souplesse d'utilisation, de mise en &#339;uvre et de transport. Des cellules Si et CIS utilisent d&#233;j&#224; cette technologie. Cependant ces substrats entrainent des contraintes suppl&#233;mentaires qui doivent &#234;tre surmont&#233;es. Un avantage majeur r&#233;side &#233;galement dans leur co&#251;t, potentiellement tr&#232;s faible, ce qui en fait des supports de choix pour le futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs industriels du photovolta&#239;ques sont d'abord Japonais (Sharp, Kyocera, Sanyo, Mitsubishi,&#8230;) et Allemands (Q-cells, Solar World, Schott, Shell Solar,&#8230;) en coh&#233;rence avec les choix strat&#233;giques faits par ces pays mais &#233;galement les Etats-Unis (First Solar, BP Solar, Shell Solar,&#8230;). Les Espagnols sont pr&#233;sents (Isofoton, BP Solar,&#8230;), et les Chinois (Suntech, Yingli, JA Solar,&#8230;) ont d&#233;velopp&#233; une industrie d'exportation tr&#232;s importante. Sur ces march&#233;s d'exportation on trouve d'autres fabricants asiatiques (Motech &#224; Taiwan, Sun Power aux Philippines, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France est encore en retrait, mais la situation &#233;volue notamment avec la cr&#233;ation de l'Institut National de l'Energie Solaire (INES). Des projets importants (industrie &amp; recherche) se d&#233;veloppent dans ce domaine autour du CEA, du CNRS et d'industriels avec le soutien de l'ANR, de l'ADEME et des r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_224 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://centrale-energie.fr/local/cache-vignettes/L458xH372/flash_9_Image3-0abe3.jpg?1768653128' width='458' height='372' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ses inconv&#233;nients (co&#251;t encore &#233;lev&#233;, production intermittente, encore &#233;nergivore pour la production des modules), l'&#233;nergie photovolta&#239;que appara&#238;t, comme une source d'&#233;nergie renouvelable incontournable et apte &#224; couvrir dans l'avenir une proportion significative et croissante des besoins &#233;nerg&#233;tiques, aux cot&#233;s d'autres sources d'&#233;nergie. Le stockage de l'&#233;lectricit&#233; est une condition importante pour le d&#233;veloppement du photovolta&#239;que comme pour les autres &#233;nergies renouvelables intermittentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouver &#233;galement cet article dans le &lt;a href=&#034;http://www.centrale-energie.fr/CE-Flash_9.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flash n&#176; 9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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